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L’oracle

février 3rd, 2010

Comme une sortie de tunnel , la lumière éblouissante, pleins les yeux. Tout devient clair, d’un coup. J’ai envie d’elle à chaque seconde, mon esprit me parle autant d’amour que de baiser sa bouche et enfouir tous ses orifices.

Dans un café, un jour, mes pensées se promènent, je ne contrôle plus rien :

Tu ne voudrais pas me sauter, là, tout de suite ?

Au sous sol ?

Au sous sol

Je pourrais baiser ta bouche et être grossier ?

Tu pourras

Je pourrais jouir dans ta bouche juste après avoir gouté à ta chatte ?

Oui tu viendras dans ma bouche

Tu me malaxeras les couilles en pompant bien, doucement mais fermement ?

Oui je le ferais et tu me tiendras par les cheveux

Comme c’est bon l’amour

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No More Fat Life

février 3rd, 2010

Ca pulse, transpire et brûle, ça grince, comme une sortie de tunnel à grande vitesse, une usine en afrique centrale, moite et irrespirable. je transpire la testostérone, chaque dépense d’énergie est une giclée d’adrénaline, j’ai des visions de sexe 24 heures sur 24 où je pénètre et jouis tandis qu’elle me parle et me caresse,  je consume mes dernières graisses avant l’été que j’aime doux et alcoolisé, je me pend aux arbres dans le parc et je fais des pompes dans mon bureau dès que les regards s’éloignent, je cours le matin et je pense à me lever pour pisser et faire des abdos pendant la nuit, je descend et remonte mes 5 étages 3 fois devant mes voisins effrayés, perdus devant l’irrégularité et l’incohérence totale de mon rythme de vie. le matin dans le noir au dessus des premières lueurs de la ville je tente de coordonner mes mouvements,  je pousse mon corps au bout, à la rupture, je ne supporte plus les gras ni les mous, les grosses me répugnent j’ai pitié d’elles en tentant de me raisonner sur cette attitude extrême mais c’est en vain, lorsque je prend un couloir je vais toujours trop vite, trop fort. je mange mes doigts et regarde mon corps changer, plus de temps à perdre.

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La dernière murène

janvier 18th, 2010

Donne moi la tranche fine du fruit, la meilleure. Plie toi au maximum, les veines battantes d’un cheval qui s’étrangle. J’ai fait des efforts pendant deux décennies pour plaire à vos masses et maintenant je sèche. J’ai vos cols roulés en chagrin dès que l’automne s’éveille. J’aime ta photo dans la salle de bain, nue et brute, fine comme un silex, cuisses entrouvertes, sexe que je connais comme ma maison. J’aime quand tu jouis à l’étouffée, murène silencieuse et fatale. J’aime aussi les empreintes que laissent tes mots quand ils glissent vers moi. J’ai l’impression de posséder le monde uniquement quand je gicle en toi, quand tu me laisse m’enfoncer plus profond et que nos sexes brûlent. J’ai absolument besoin de te posséder par le biais des fluides, comme une liane visqueuse entre nous, en ne pensant ni au lendemain ni à mes douleurs. J’aimerais aussi avoir des poings lourds comme des sacs de ciment, agiles comme des balançoires. J’aimerais avoir un plafond plus haut, sous le ciel, avec des livres pour seuls meubles.

Réjouissez vous de ce qui est beau, abandonnez toute médiocrité, tout caprice, toute facilité, vous n’êtes plus un enfant.  Souffrez en silence et jouissez de la toute beauté des femmes et de l’orchestre de leurs désirs « à faire pâlir les rossignols »

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