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Maniac me

juin 24th, 2010

Je ne comprend pas votre excitation permanente, ce torrent qui vous promène, sans même l’alcool, le vice, le vrai, la tentation, la drogue, le mal dans tes veines. Vous feignez une dérision illusoire quand vos sexes se remplissent du même être. J’aime la virgule, l’immensité du monde de derrière, cette cour sombre où nos cartes de crédit n’ont plus de couleur, d’odeur, où nos sexes n’ont plus de tailles, où vos bonnets n’ont plus de lettres majuscules. J’aime le couloir simple du vice perdu, noyé, démesuré.Il est trop tôt dans une seule vie pour mesurer nos frustrations, nos plaisirs, la longueur de nos orgasmes. Nous vivons pour une poignée de secondes, peu de mammifères partageront avec nous ces quelques souffles.

Je suis ivre, saoûl, je me concentre pour écrire, ma bite dort et mon esprit s’éveille, le seul moment de l’homme sincère débute derrière la dernière petite goutte de la dernière petite giclée, ne laisse jamais ton homme les couilles pleines..

J’ai des émotions qui se mêlent à mes glaçons, à elle, à nous, à mon esprit tordu. Maniac me.

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juin 19th, 2010

Je suis en place pour le manège. L’alcool monte, je vis mal mes dernières heures. Je n’écris plus depuis bien longtemps, vos vies m’intéressent relativement peu. Un regain d’enthousiasme m’a donné le coeur pour reconquérir ce fameux blog.

Il est tard, je sors tard de mon vrai travail, celui qui à présent m’apporte un vrai salaire et me rend vraiment singe.

Je vois vos culs en nombre, postés et présents, quelques souvenirs passent, je regarde ma face usée face à des vieilles quadras qui s’époumonent pour garder le semblant de dignité virtuelle dont elles ont besoin. Ma vie est devenue un long fleuve qui s’écoule sans fond ni bords, difficile d’estimer à quand le naufrage, le débordement, je baigne dans l’alcool, l’instabilité permanente de la solution où je trempe a cela d’explosif que je perd régulièrement la tête. J’ai besoin de choses que je n’aurais probablement jamais et vous avez probablement ce dont j’aurais besoin.

Ma vie de patachon vous séduit.

écrire me manque, il me faut encore plusieurs mois pour sortir quoique ce soit de décent, mais que c’est bon d’être de retour

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Je passe mon tour

février 22nd, 2010

C’est très beau, c’est très triste, personne ne sait pourquoi je me crispe. C’est très fort, c’est trop tard, un peu comme un mauvais hasard. L’hiver m’emporte toujours un peu plus, je me perd et j’ai peur. Ma vie s’efface et les vôtres s’estompent et laidissent sous mes yeux. Des couples auxquels je ne prête plus aucune attention s’éliminent et se contaminent autour de moi, diffusant leur gênes avant de mourir, souriant béatement devant la seule vie qui leur reste : les trente prochaines années à regarder leur unique exploit sur terre grandir.

C’est très beau, c’est très triste, triste comme tous ces hommes qu’elle a connu qui ne partiront jamais de mon esprit et m’empoisonnent et me meurtrissent, triste comme toute cette encre qui me coule dans le coeur. J’ai le mal de coeur du siècle, l’impression qu’on ne m’aimera jamais, je veux être serré et écouté mais à qui faire confiance ?  Il y a toujours une possibilité infime d’ être et de rester seul, même en étant un humain chétif qui recherche la lumière, la chaleur et la bonne compagnie pour être heureux. J’attend le printemps toujours plus tôt, comme une résurrection, une seconde vie. Je revêt alors mon plus beau costume et vit sans compter jusqu’à l’automne. Je ne m’arrêterais jamais de dévorer cette lumière et ses couleurs, dévorer vos formes et me saouler de vos parfums.

Tout le reste est très beau, mais très triste et  je n’ai toujours pas envie de cimenter ma vie dans 25 années de dévotion et un prénom à choisir.

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