Mon cul ou leurs chattes

•20, novembre 2008 • Pas de commentaire

J’habitais une banlieue de Melbourne. Un endroit effacé et gommé par le soleil, entourés de casa italiennes aux draps tendus et à l’odeur de bouffe qui me rendait dingue. Une banlieue comme dans un vieux film de Clint Eastwood, les couleurs blanchies par ce soleil aveuglant. J’étais traveller mendiant, ouvrier en usine , toyboy pour une nuit et complètement défoncé. J’avais trouvé la chambre sur un petit billet accroché au mur, dans une fac. Le mec était bio, gay, trop gentil et souvent absent.

J’ai tenu proprement une semaine. Le gars parfait, j’écoutais, mangeais peu et vivais dans une austérité virginale. Ensuite c’est reparti, les vieux vices qui surgissent, j’ai amené Lisa un soir et on est entrés par la petite fenêtre en bois, je l’ai poussé à l’intérieur ivre morte avant de s’enrouler l’un sur l’autre et de baiser dans la moiteur des nuits australes. Je l’avais rencontré dans une soirée sex&surf où elle avait sauté du balcon dans la piscine, environ 8 mètres plus bas. Lisa avait ce petit côté sixties que j’adorais, cette moue vintage et ces culottes usées d’une vraie traveller romantique. Mais elle se donnait à fond pendant l’amour, ne lâchait pas un centimètre de mon sexe avant d’avoir joui plusieurs fois et s’assurait de toujours satisfaire mon plaisir visuel : tu veux que j’écarte mes fesses avec les mains ?

Lise avait des copines, toutes affamées, alors c’est parti dans tous les sens, ma queue mangeait à sa faim, de manière équilibrée et variée, mon estomac lui était vide, l’usine à tomates payait mal et la chinoise que j’avais baisé à blanc derrière le bureau du boss un samedi matin m’avait planté un couteau dans la main, m’enlevant mon seul revenu de 64 dollars la journée.. Elle n’avait pas vu cette petite sauterie ouvrière de la même façon, pour elle le sexe et le sien en particulier était un signe d’engagement, pour moi c’était un signe de soulagement.

Le colocataire gay bio non fumeur a fini par s’énerver le jour où, de retour d’un week end, il nous a trouvé moi, un ami calédonien avec un sexe énorme, Lisa & Linda l’américaine rousse tous dans son pieu, à poil, dans un état second. Il m’a demandé de tout laver, d’acheter de nouveaux draps, de ne plus jamais refaire ça.

J’ai vu dans son regard qu’il voulait très certainement m’enculer en fait, mais qu’il n’avait pas osé me le dire. Je me suis senti triste pour lui, il ne m’a plus jamais préparé de plats bio et m’adressait rarement la parole. A cette époque pourtant, je me serais presque fait prendre pour assurer le gîte et le couvert.

Danse avec les siennes

•12, novembre 2008 • Pas de commentaire

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Dans un hameau du Var, une fois, arrivé en U Turn, j’ai rencontré un guru et sa guilde : une meute de chiennes en chaleur. J’en ai aimé quelques unes, le soir d’un mois d’août décevant, allongé sur des pierres fraiches les doigts dans leur intimité ouverte et affamée. Tout s’est fait presque par hasard, j’ai glissé ma main et personne ne m’a arrêté, bien au contraire.

J’ai souvent des pensées qui me ramènent là bas, pénétrant entre leurs cuisses et baissant leurs simples culottes d’adeptes conciliantes. Elles me baisaient sans artifices, langoureusement, assises sur moi ou renversées sur le côté et ondulant du bassin, elles se donnaient par amour et par respect des valeurs de leur communauté. Elles ne parlaient pas un mot d’une seule langue, pas avec moi en tout cas, mais gémissaient doucement. Little Big Man passait de l’une dans l’autre sans changer de tipee, je goutais à leurs sexes suaves et plus ou moins ouverts, bruns, châtains ou blonds, certains tendres et auréolés de grandes lèvres, d’autres refermés, secrets et serrés. J’aurais signé au sang et brûlé ma paume au fer pour rester, m’enfoncer dans ces paradis moites au milieu d’un décor  Woodstock. Le guru lui, n’a pas vu les choses de la même façon, l”invitation ne prévoyait pas une telle hospitalité.

Comme je le comprend.

New sex life

•31, octobre 2008 • Pas de commentaire

Délicieux repas, bel endroit, bel hôtel couvert de lierre quelque part dans la montagne. Un air frais comme dans un film d’avant, quand ma vie commençait, dans les années 90, une nostalgie qui parfume l’atmosphère un peu moite recrachée par les vieux murs de pierre. Les cheveux qui valsent dehors au milieu des plateaux d’huitres des fils de fumée et des verres qui tintent.

Pas de vision particulière, mon esprit vogue un peu sur ma misère sentimentale, passe par ma libido démesurée, inégale et inassouvie, me renvoit à mes faims, à mon régime d’amour, à ma blonde tornade.

L’autre blonde en face de moi, une assistante aux joues rouges recrutée pour sa cage thoracique qui n’a pas fini son dessert et n’aime pas le foie gras poëlé, parle peu et maladroitement, ce qui convient si bien aux vieux directeurs en quête de jeunes chattes dociles dans un contexte propice au sexe. Un bourgogne 2001 délicieux et du champagne à la fraise ont comblé cette dure journée de réunion où 7 heures de route m’ont couté environ 10 minutes de salive, quelques signes de tête et une question sans intêret. Mon déplacement lui, coutera 1800 euros pour cette gâterie corporate. L’essentiel c’est qu’ils soient d’accord, non ?

En partant un dernier coup d’oeil en arrière sur les jolies fenêtres de ce gîte et un léger regret de ne pas être venu accompagné, boire un peu plus, laisser partir tout ce joli monde et courir en haut des marches, se ruer dans le couloir, arracher la porte et me jeter sur elle, la dévorer et lui faire l’amour jusqu’à que la nuit tombe et puis boire encore du bon vin, blanc et frais cette fois, m’amuser avec ses cheveux, sa nuque en pente douce vers le col de son dos et rebondir sur ses fesses en les prenant à pleine main. Regarder la vallée embrumée tomber dans la pénombre et sentir tout ce silence, toute cette tristesse monter en moi, la manger debout mon nez plongeant au fond d’elle et la voir perdre l’équilibre, m’imbiber la langue d’alcool et saouler ses muqueuses, sentir le froid dehors et le chaud en elle.

sans sexe je crève. le sexe c’est l’amour de ma vie. ma vie défile sans amour. je baise donc des culs au lieu d’aimer une femme.

La bourse ou ton cul

•14, octobre 2008 • Pas de commentaire

Ca bout à l’intérieur, comme un faisceau qui me transperce et me fait bander à répétition. Les films de cul n’ont plus d’effet, à part quelques gonzos vraiment ciblés, je cherche un fessier, des seins avec une précision de quelques centimètres, je ne m’explique pas pourquoi ce visage ou ses cheveux ou la voix d’une de ses actrices m’excitent beaucoup plus que ceux des autres.

Ma belle crinière d’argentine après son retour flamboyant en septembre m’a fait le petit tour du lapin le week end dernier. C’est dingue, je deviens un détecteur de mensonges, je l’ai su dès vendredi soir, sans même l’avoir au téléphone. Peut être est ce parce que j’ai tellement menti moi même… Elle a voulu le faire durer tout le week end, le tour de magie cache cache l’amant est dans la penderie, alors je l’ai laissé faire. Elle a du mariner son argumentation avec délicatesse et tact. Elle a du se répéter la scène plusieurs fois, apprendre les mots à me débiter pour me rassurer et peut être m’exciter un peu pour éloigner mes doutes. Quand elle a repris contact dimanche soir toute guillerette j’ai fait mine d’être agréablement surpris, l’air étonné. Elle a pris sa petite voix douce et sur un ton sexy m’a dit qu’elle voulait me voir lundi soir, rien que moi et elle, avant une nuit pleine de promesses.

Je lui ai répondu : bien sûr, avec plaisir : 20 heures.

Quand elle est arrivée dans le bar, à la table du fond où j’étais assis avec numéro 422, elle a mis un temps à comprendre, puis a fini par saisir que le cours de sa belle crinière avait subi une chute vertigineuse pendant le week end et que crinière blonde prenais le relais.

Ne jamais se prendre pour un vagin indispensable : S’éviter une déconvenue ennuyante et ennuyeuse en utilisant le sms pour annoncer que tes parties génitales ne sont plus disponibles. (conseil de vieux singe)

Parcours solitaire

•5, octobre 2008 • Pas de commentaire

C’est vrai que ça me colle le blues, les vieilles chansons qui te rappellent un été de sexe effréné ou un dernier regard sur le pas de porte, les vieilles photos où tu te redemande, encore une fois, pourquoi celle là, qui avait presque tout pour te plaire, pourquoi l’avoir renvoyée et convaincue que c’était impossible entre nous avant même qu’elle ne dépose une nuisette sur un cintre ?

Parfois, non… Souvent, trop souvent je dois me convaincre moi même que je dois faire et dire ces choses là.  Je me mens consciencieusement pendant des jours avant d’aller raconter mes salades auxquelles je ne crois pas. Je sais par contre qu’il y a une seule chose qui me touche encore : l’innoncence.

Manon en avait dedans comme dehors, ce trop plein d’innocence qui durant 3 années, m’a fauché net à chaque fois que je la revoyais. L’innocence de sa première question assise à cette table, l’innocence me renvoyait à ma pudeur, à mes émotions, à mes souvenirs et à mes doutes aussi mais j’avais l’impression pour une fois que tout cet amour pur et innocent et totalement surréaliste était vraiment pour moi.

Quant les femmes vieillissent elles enterrent notre vie de petit garçon, font de nous des hommes des vrais, à leur image, pour bien les protéger et se préparer à la prochaine étape : la descendance. A chaque moment passé avec elle j’étais son mister Big et son joker, son vieux pervers et son jeune chien fou. L’innocence du coeur fait des merveilles, ensuite on tente juste de se rabattre sur des preuves matérialistes, le confort aidant à oublier qu’on s’aime dèja beaucoup moins et surtout plus du tout pour les mêmes raisons (émotions)

Chaque fois que je la vois le fossé se creuse, elle me semble de plus en plus jeune, de plus en plus belle… et là voilà qui me dit que je suis de plus en plus son type d’homme, son mister big.

Ne pas mettre de capotes avec elle avait toute une signification, on a attendu deux ans. Mais je me souviendrais toute une vie de son regard, un autre avantage de l’innoncence …

Carrière & dépendances

•1, octobre 2008 • Pas de commentaire

J’ai encore sorti un lapin du chapeau, un tour de passe passe magique, cette fois le lapin a la forme grasse & dodue d’un bon contrat juteux, d’une voiture de fonction, d’une dinde en plus pour couvrir mes absences prendre et absorber mes coups de gueule mes caprices mes ex au téléphone et rien d’autre au sérieux. Je suis dans la merde que voulez vous, trop accro, trop conso, trop pas de limites. Il faut bien que mon vénérable employeur qui participe à cette dégénérescence des cellules mette aussi la main à la poche. Je devrais m’assurer un débit quasi constant de produits en tout genre, une affection naturelle de la part de mes partenaires féminins absssssolument pas vénales cela va de soi et aussi quelques paires de chaussures pour cacher la vilaine maladie mentale qui me ronge.

Côté amour, ça baigne, je fais un rejet systématique des implants romantiques et une incompatibilité au sexe étant donné que je me fous de tout et surtout de toutes. Un bonnet C parfait, à la rigueur, pour l’amour des belles choses. Dépression vous dites, dépression j’entend. Mais car il y a un mais je me rassure en voyant les couples autour de moi, leurs sexes mous et enflés, la fatigue et les 10 ans de vieillesse prématurée qu’ils ont pris dans la gueule merci les mioches. Ils courent à présent vers une seconde jeunesse, la pudeur masquée par l’ennui, madame s’envoit en l’air et monsieur ne devrait pas tarder à le faire. Tout çela est aussi pathétique qu’inutile, autant courir dos à un rhinoceros. Terminer un couple, ça ne m’a jamais branché, autant ne jamais le commencer. Lâche vous dites ? mais bien sûr que oui ! Quelle drôle d’idée, vous ne pensiez pas que j’étais courageux, docile et humain tout de même ?

Par l’épouvantail on ne remplace pas le vagin

•29, septembre 2008 • Pas de commentaire

Elle, c’est Marje. Diminutif vous vous en doutez, mais les gens du secteur public aiment garder leur vie intime loin des collègues. Vu que les collègues mènent une vie tout aussi misérable que la sienne ils arpentent les mêmes sites, salissent les mêmes sopalins en s’épongeant le sexe et rêvent des mêmes gens libres que nous sommes, que je suis.

La liberté, drogue dure qui rend les gens sereins, démoniaques, égoistes, distants, complètement pervertis par le manque de rien, une dose trop élevée d’oxygène qui sait. Marje avait le sexe comme une bouteille, d’abord un goulot étroit, à l’image d’un objet de plaisir en latex de mauvaise qualité. Puis en s’enfonçant on aurait cru à un boyau, enfiler un serpent, ou un grand vers solitaire. Je ne pouvais pas vraiment décrire cette sensation et ça m’ennuyait, je ne pouvais pas vraiment dire si elle mouillait ou non, si elle sentait quelque chose ou non. Il y a des objets mal conçus pour le plaisir, mal adaptés : ma bite et son tunnel en forme de bouteille étaient un parfait exemple. Je l’ai baisé sans fougue, je n’y croyais pas depuis le départ, elle aurait pu me dire aussi qu’elle avait cet intérieur byzarre. Elle me regardait avec des grands yeux pour me sonder mais je restais perplexe comme un gamin devant une équation, gêné par mon ignorance et mon impuissance. Après 10 minutes j’ai essayé sa bouche, celle ci était merveilleuse, toutes les cellules baisables de Marje s’étaient concentrées dans sa bouche que je remplissais régulièrement. Elle s’y est habituée peu à peu et comprenait qu’elle ne pourrait plus m’enfourcher pendant que je nourrissais sa bouche de coup de butoir, j’adorais ça, elle pas trop, ça rendait le tout encore meilleur.

Dents d’or

•22, septembre 2008 • Pas de commentaire

Dents d’or s’est barrée. Dans le dernier solstice d’été les cigales s’enfouissent plus vite au fond des draps, piocher la chaleur toxique et mon odeur qui s’évapore quand je me lève.

Il y avait marqué : Ne pas rêver. Là, juste sur son menton, juste en dessous de ses lèvres glossées bien trop parfaites, juste en dessous de ces deux longs yeux finement ciselés. Entres ses seins exotiques comme une vieille carte postale cochonne des tropiques et sa chute de reins bondissante je ne savais plus trop. Dent d’or s’est barrée. Une autre a pris la place quelques heures après, un ventre ballotant mais de surprenants et inattendus gros seins, en essayant tant mal que bien de me faire bander pour mettre la capote. Elle suçait drôlement bien pourtant mais je me suis dit après dix minutes que sucer un bout mou ne devait pas être si agréable.

Mon anniversaire approche. J’aimerais vraiment baiser un être humain, si c’est possible.

Promène moi

•19, septembre 2008 • Pas de commentaire

J’ai adoré son sexe dès le premier coup de langue. J’aime les sexes refermés, bombés mais pas enflés, aux lèvres gonflées, mais pas trop. Il y a de belles chattes et des chattes difformes. Il y a de beaux vagins et des trous béants. Axelle a ce truc avec le cuir, mais elle le porte bien. Quand il fait froid elle me prend par la main, me promène dans un cimetière et s’empale sur moi, avec ce paysage morbide et poisseux, dans la brume et le gel, m’enfoncer en elle devient un délice. Tout mon corps se réchauffe, comme une injection qui te sors du coma. De la vie qui crépite au dessus des vers et des cadavres.

Je ne sens que ses seins contre mon torse et ce vide qui m’absorbe. Je claque ses fesses et ses joues blanches, elle me supplie souvent de la trainer à terre et de la salir.

Je l’ai croisé récemment avec son amoureux, qui ne voit jamais ses bottes ni ses gaines. Celui qui la voit toujours propre. Je suis sa saleté, sa crasse, une couche de vice qui l’embaume.

Creme de dur

•19, septembre 2008 • Pas de commentaire

J’ai couru après trois salaires en 3 semaines et je les ai eu. Je me suis fait 3 ennemis de plus, perdu 3 fausses amies et pris 3 xanax par jour, 30 % de chance d’avoir un ulcère, 3 cheveux blancs, 3 corps allongés sans raison ni prénoms, trois cartons jetés dans la rue où une heure plus tard les corbeaux y ramassaient mon passé. J’ai trois nouvelles proies, une seule femme parmi elles, une seule chance de la convaincre, une seule envie dormir dans ses bras sans la baiser, un silence de mort entre nous, trois soirées sans même effleurer sa main, trente messages de chattes bien trop mouillées, trois centimètres de ses lèvres pour sentir Dior, deviner ses courbes et la douceur qui baigne entre ses cuisses. L’isolement rend animal et quand je lui ai dit qu’elle aimait se masturber avec deux doigts, de la façon qu’elle a de les poser sur sa cuisse, elle a rougi. Mon ami m’a dit : tu es revenu à ton état naturel.

C’est vrai. Quand il m’hébergeait dans le quartier gitan, j’avais 4 sets de clés sur moi. Je les baisais toutes avec amour, j’étais toujours là pour elles, je dormais peu ou pas, je commençais chaque journée dans leurs bras. Une a pleuré, l’autre m’a giflé, la troisième est retournée sagement vers son maître et la dernière a continué de me baiser, multipliant les efforts et faisant tourner les rôles pour remplir ce vide.

Je pensais qu’on ne pouvait pas être mieux. Qu’elle me comprenait.Tout homme aurait alors cessé, baissé es armes, abandonné sa liberté. Des dizaines de corps sont apparus, puis encore des dizaines, des sexes voraces, des regards plein d’affection. J’étais bien loin du compte …