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Chambre 213

juillet 25th, 2016

Le camion s’éloigne et je me réveille difficilement, dans cette froideur climatisée de chambre d’hôtel mal éclairée, avec l’envie de bondir, à côté de moi cette petite pute est encore là, haletante, prise dans son sommeil, recroquevillée comme un hamster. Ce sourire angélique de satisfaction et de paix sur son visage d’ange, des brins de cheveux encore humides et collés en bouquet, une perfection sale.
J’ai eu envie de faire craquer ses os et de déchirer son cul à coup de chibre géant jusqu’à ce qu’elle se brise en deux et m’éclabousse le visage comme une  sauterelle épinglée à un buvard que l’on écrase du pouce.
Une fois la collection complète, quand tu as repassé toutes les peaux : flétries, tendues, bronzées, de marbre, une fois que tu as enregistré toutes les images de de seins qui tremblent à peine où qui naviguent plus aucun intérêt, plus aucun désir, une source malsaine de destruction me prend les tripes, besoin de Maalox, de Xanax, de Coca glacé, de coke non coupée, de noix, d’un truc salé, de glace sur la nuque, d’un truc qui me remplisse le coeur, d’un dixième de son sommeil en paix, inconsciente qui traverse les flammes.
Cette créature traverse des murs de flamme, passe des rangs de barbelés, des bataillons de douaniers en civil, baskets lunettes noires et petit sac en bandoulière, le flingue soigneusement planqué derrière un polo trop large. Elle n’a peur de rien, ni de moi, ni du

Comme un missile blessé, j’atteins ses seins lourds et vacillants sous leur poids, je tente de me rappeler ce que j’ai ressenti hier soir, ces pulsions animales incontrôlables  quand je lui mordais les lèvres en contemplant les larmes le long de ses joues de poupée giflée, qui en demande encore et toujours. Il n’y pas de baise à la papa-maman avec cette création divine, tu glisses à chaque fois dans une raxe
Les vieux comme moi en crèvent un jour et on a droit à une ligne dans le torchon du coin, un petit paragraphe posthume ne mentionnant pas le coït intersidéral qui te foudroie le cortex mais seulement l’arrêt cardiaque, un petit pincement qui sonne une fois, puis deux et cet éclair qui te traverse et t’éteint, la bite encore dressée, la petite mort de l’âne qui se prenait pour un jaguar.

 

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Fuck you

juillet 8th, 2016

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& you
& you

& you

Bloody sun qui me ravage de l’intérieur.
Pourquoi suis je devenu ce carnivore anonyme ? est ce le plaisir de la chasse sans fin, si ce n’est la capitulation de l’autre : la voir hésiter, trembler, flancher et chuter ?
Ou bien serait ce l’insatiable goût d’inconnu éphémère qui ne doit jamais survivre au delà de l’aube, au delà du moment cru où tout a lâché : les murs le monde le temps les conjoints les craintes et les complexes ?
Cet espace bien plus intime qu’un jet de sperme dans ta bouche, quand surgissent au petit matin dans cette chambre d’hôtel tout le vice, l’odeur du sexe presque coupable encore chaud, un cadavre de plaisir qui fume là entre nos dernières caresses.
Le reste ne se résume qu’à çà finalement : ce putain de flash des dix premiers centimètres en toi, entièrement écartée et prête au pire, comme une greffe à vie qui se balade entre ma poitrine et ma gorge.
Ensuite commence la chasse perpétuelle, qui s’arrête parfois pour une saison. Impossible de remettre en cage l’animal sauvage.
Te dire Adieu était la pire douleur, sachant que je ne chasse plus que pour ressentir à nouveau ce shoot lascif qui me ramène à toi. Le reste n’est qu’une récréation, une distraction de l’âme, loin de la tempête de ta peau qui dévore les Hyènes à coeur ouvert.

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Shady Ladies

juillet 3rd, 2016

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Le rouge excite les singes.
Si Feu Madame Claude avait eu accès à l’internet elle aurait surement et indirectement vidé les couilles de la moitié des hommes de pouvoirs de la planète, moches gras machos ou juste racistes et très cons, qu’importe. La devise d’une escort est de ne déballer que le strict nécessaire. A savoir très peu. Quand on y pense c’est un peu injuste : toutes ces femmes presque fidèles qui s’échinent à exciter leur mâle en s’arrachant les poils du minou et en gardant la ligne, en se questionnant sur la pipe parfaite ou en élaborant des scénarios porno à domicile. L’ escort te fait bander à distance, sans lever un doigt, sans sucer le bout de quoique ce soit, sans même te promettre la moindre option gratuite.
Le secret du désir serait il animé par l’indicible plaisir que procure l’argent que l’on échange contre de l’amour programmé et bien rôdé, quête improbable, où l’on repart sans rien, sinon ce petit pincement au coeur de fin de vacances ? Posséder ou penser posséder l’intimité de quelqu’un c’est comme un mauvais film qu’on revoit tous les cinq ans, au final ça te fout carrément les boules.
L’escort te mange la cervelle. Tu n’es rien, tu le sais. Tu peux toujours rêvasser et laisser trainer quelques grandes et belles phrases sur son profil, elle t’a déjà oublié, elle ne t’as jamais connu, elle ne te donnera rien, parfois même elle te laissera seul et sec comme un vieux cactus périmé.
C’est ça voyez vous la magie du désir éphémère. Aujourd’hui tout le monde consomme, tout le monde. Si tu pense que ton cher conjoint ou pire ton mari fidèle et aimant n’a pas fourré sa bite dans une professionnelle, tu raisonnes encore en clichés du type :  ‘je ne paye pas pour du sexe’. Mais ce n’est plus du sexe, c’est un shoot d’adrénaline, une dose d’héro qui te rend accro. Tu essaies et tu y reviendras, encore et encore : tu ne peux plus te passer de ton Casino en string qui te suce en susurrant toutes les cochonneries que tu as en tête chaque fois que tu secoues ta tendre épouse.
Les femmes sont beaucoup plus subtiles que nous, certaines ont bien pigé même et elles se sont approprié la méthode en jouant à l’ escort part time : la pute aux 35 heures si tu préfères et ça fait du bien partout. Les hommes ont besoin de poupées à l’amour mécanique, où l’on met des sous pour rentrer et que l’on plie dans tous les sens en se mordant la lèvre du bas. L’escort c’est le Graal du Playmobil. Mieux que le bateau pirate. : Tu baves derrière la vitrine pendant des mois et quand tu l’as tu met des heures à le monter.
L’ escort est la pharmacie ambulante du riche, ou le camion à glaces pour grand enfants si tu préfères. Elle se déguise et cannibalise tes fantasmes en l’espace de quelques instants. Quand je pense qu’il faut parfois des années et des années parfois pour que la Femme Fidèle et aimante que l’on culbute au quotidien comprenne quelques phrases de cette langue étrange et surtout les mette en application.
J’ai connu des étudiantes, des paumées et des intellectuelles, de vieilles bourgeoises et de jeunes filles à papa, des rebelles et des joueuses, des ‘dom’ et des ‘sub’, des GFE des CIM de CIF, des black tankées au kevlar et des crevettes roses sans un poil, d’anciens tops devenus escort après dix années de glamour et de coke,  j’ai connu des duos et des trios, des 150 et des 2500, des stars du porno et des femmes mariées, des échangistes et des malines enquête de leur sugar daddy.
Sur l’échiquier du sexe payant, ta seule limite c’est ton imagination et la taille de ton compte en banque.
Vous savez, nous les homos sapiens mâles :nous n’osons vraiment vous « le dire » et puis il y a les mots que l’on emploie qui enrobent mais qui ne lâchent pas vraiment la vérité. La voilà : Soyez Putes. Ouais, avec un grand P.
C’est pas une blague. Ni un truc dégradant. au contraire, ça devrait même vous aider à garder le monsieur que vous invitez dans votre vagin. Non.. en fait  disons le autrement : ça va rendre la moitié de singe que vous appelez ‘partenaire’ complètement, inlassablement et irrémédiablement accro. Personnellement je trouve ça très con comme idée, mais apparemment mais vu votre dépendance à l’affect et à la vie commune : ça marche encore et toujours.

 

 

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Alice, Vagin Jetable.

juin 20th, 2016

Alice is a Whore

L’homme est délicat et pourtant l’Homme est aveugle.
Le Mâle hétéro n’aime pas l’idée qu’on lui fourre du sperme dans la bouche ou celle d’avoir un arrière goût de bite d’un inconnu au fond de la bouche. L’homme aime posséder, pense posséder. Quel ignorant :  Un singe qui pourrait manger sa propre merde si on lui injectait les bonnes hormones.
Tout ce qui compte dans notre petit monde à deux boules et 3 trous c’est c’est que ça soit ton tour de fourrer Alice. Alors que vient (enfin) celui ci voilà que tu nous fait un blackout total, oublié, balayé le passé d’Alice, Alice devient un joli bonbon tout pur, tout rose juste sorti du papier : Magie du déni, spectre hallucinogène des hormones qui te rendent totalement débile.
Tu ignores le fond des culottes jaunies sous la mouille et la pisse. Tu les verras plus tard, dans sa salle de bain, ou bien le jour où finalement Alice sentira vraiment le foin mouillé. Tu te rendras compte peu à peu à quel point la testostérone te faisait voir les choses différemment, hélas l’effet ne dure pas, car plus rien n’aurait de goût si cela avait tout le temps le même goût, d’où les pulsions, la fièvre qui monte, la vision altérée dans les premiers moments, candides, où tu sens enfin ta queue dans son boyau.
Te souviens tu ? quand tu as rencontré Alice, tu sais, cette première soirée chez elle ? Repenses y car il y avait surement encore mon sperme sur ses draps où tu te frottais avec tant de fierté. Dans la poubelle il y avait encore le morceau de sopalin trempé avec lequel je lui ai essuyé le visage. Dans le petit tiroir juste à côté de son joli lit si le tube de lubrifiant est à moitié vide, ce n’est pas le travail d’un petit ange mais celui de ma queue qui lui a labouré les fesses pendant des mois, les traces sur ses fesses sont un souvenir de la dernière grosse fessée qu’elle a reçue, j’ai la vidéo si tu as envie de te faire un peu plus mal ou, sait on jamais, si tu es vraiment un pervers : le genre à lui demander de te dire les mêmes mots qu’elle disaient à son ex pendant que tu lui gicles sur le visage. Alors, toujours aussi séduit mon joli et fier petit babouin ?
Elle a du te raconter ce qu’il fallait, ou pas, pour flatter ton égo et te faire croire que tu étais  » l’élu  » : une sorte de privilégié parmi les singes.
Tu ignores que sa fente humide qui te fascine et dans laquelle tu colles ta langue bien jusqu’au fond a vu plus de bites et de coulées de sperme chaud que tu n’as regardé de vidéos sur Youporn. Tu penses que le temps reconstruit les muqueuses ? Que ce vagin que tu lèches est aussi rose, pur et frais que tu aimes le croire ? qu’il existe un savon magique qui nettoie l’intérieur souillé de ta princesse ? Lècherais tu un steak dans une boucherie si j’avais éjaculé dessus ? Embrasserais tu un chien qui se lèche les couilles ? Je sais je sais tout celà est bien vulgaire, où est l’amour le désir et la romance dans tout ça ? Sincèrement & avec un regard réaliste : nulle part…
Princesse Alice que tu aimes si fort t’embrasse fougueusement. Imagines combien de fois ma bite est entrée par là, juste avant de lui rentrer dans les fesses.. et puis juste après aussi. La mienne et la colonie de bites qu’elle a vu défiler en presque 15 ans de petit train. Le temps passe et semble nettoyer tous les pêchés d’Alice, mais au fond de son vagin accueillant dorment des cadavres comme l’on en trouve au fond de vieux puits sombres.

Il y a bien des démons cachés dans le linge sale d’Alice. Mais oublions, c’est mieux, les chattes se lavent et les mémoires se rincent. Alice ne veut surtout pas se sentir sale, elle veut oublier, ou alors juste pour toi, mais tu es le numéro combien déjà ? Ca devient de plus en plus difficile avec l’âge mais les femmes ont ce talent incroyable de masquer l’odeur et le (dé)goût de la viande rance, celle sur laquelle se sont déjà précipités la moitié des charognards qui hanteront tes cauchemars, une fois que tu seras accro et bien jaloux. Ça lui plaira certainement, mission accomplie pour elle, elle t’a rendu jaloux avec un morceau de viande mouillée qui s’est déjà fait mâcher par la moitié des macaques que tu croises en terrasse.
Ternie à jamais l’image de la princesse pure et toute à toi.
Alice est jetable, renouvelable, lavable, tu consommes avidement les orifices les plus demandées de son petit corps, c’est un sex toy en leasing qui parle : le paradis. Désolé petit homme, tu viens bien tard si tu voulais goûter au paradis vierge. Alice c’est le supermarché de la bite : elle en stocke depuis 3 décennies. Moi je bouffe des charognes et j’encule des personnages fictifs qui défilent dans ma pauvre vie, j’ai parfois les larmes aux yeux en les voyant craquer, vriller et s’abandonner alors que mes pensées sont déjà ailleurs, dans une autre.
Mais ce qui compte après tout c’est de penser à autre chose, d’oublier ce petit goût amer sous la langue et ces images d’Alice qui te noircissent l’âme et te rendent fou, jaloux, haineux. Profites de ton aveuglement temporaire, le temps béni où tu te sens comme un roi qui pénètre une reine. Quand les masques tomberont tu sentiras ce gout de champignon amer au fond d’Alice, tu verras tous ces petits défauts,  la laideur d’un corps abusé, souillé, contaminé aux orifices dilatés, périmés qui dégoulinent. Enjoy ton morceau de viande. Elle s’appelle Alice. Elle est jetable, comme toutes les autres. Le Paradis Perdu réincarné en femme demande une telle dose d’innocence que si tu croques dans le fruit tu n’oseras plus jamais la sodomiser, quel dommage.

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Angel Sins

mai 17th, 2016

Homme Modèle

Elle criait : Mouton, Mouton, Mouton !  gloussant de rire et virevoltant autour du vieux loup cerné, assis le regard ancré sur ces deux fesses divines, minuscules monticules de chair ingénue. J’ai inventé pour elle une méthode pour ne pas se tordre le cou devant le miroir à se mater le cul : prends moi. Oui, moi, ton vieux singé ridé balafré usé saturé blasé écorché. Utilises moi comme miroir parlant, si je ne parle pas d’ailleurs tu liras dans mes yeux cet ébahissement pour tes courbes, ces fentes et ces plis, tu sauras en un instant si oui ou non, ton cul parfait est bien mis en valeur.
La regarder est un vice quasi permanent, un drugstore ouvert 24h/24 où l’on ne sert que de la dure qui te rend accro et cinglé. Je reste là et puis d’un coup je pars dans mes rêveries, j’imagine sa vie :  la petite fille qu’elle était, les bêtises, puis ado, les seins qui poussent et les rushs sanguins qui lui envahissent la culotte, l’apprentissage rapide des secousses intimes seule puis à deux, les larmes et les orgasmes. Comment était son premier orgasme ? comme était son regard ? c’était où ? Ma curiosité, ce sale animal affamé qui rôde sans cesse autour de mes pensées, m’arrache du sol et me projette dans mille scénarios lubriques où il n’y a aucune interdit. Ta femme m’éveille, ta fille m’éveille, tout ce qui n’est pas à moi m’émoustille. Je ne chasse que les proies interdites, je ne me fais chasser que par des voleuses et des joueuses. Des femmes qui te ruinent en une soirée, qui te baisent comme elles misent au jeu. Je rentre parfois chez moi à toute vitesse, comme un lapin au amphétamines, je ferme les rideaux je descend mon jean et cherche une vidéo qui ressemble à ta femme, je me branle l’esprit autant que le reste au milieu d’une scène torride où elle me fixe droit dans les yeux en me demandant de la prendre, de la défoncer sur la table de votre cuisine, celle où tu déjeunes le matin les deux coudes ancrés juste là où le sperme a coulé et où elle s’est léché les doigts.
J’ai connu des Catherine et Corinne et une demi douzaine d’Isabelle, un wagon de Laetitia et de Valérie, des Joan des Lindsay et toute la tribu de prénoms exotiques que tu peux consommer sur les sites de baise sociale.
Celles qui sont restées plus longtemps qu’un coït ou deux, celles là étaient de farouches amazones, un type de prédatrice qui te lèche le visage avec tendresse puis te branle sur le balcon ou dans la voiture en t’encourageant. L’impudeur du geste fait pâle figure face à celle de l’esprit : les mots sont bien plus puissants que la chair et elles le savent. Elles sont celles qui, si tu réfléchis bien, qui ne t’ont jamais fait réfléchir une seule fois à une panne potentielle, parce qu’elles dressent des hordes de bites sur leur passage, parce qu’elles t’injectent un truc qui te rend totalement obsédé par leurs orifices, leurs mots, leurs positions. Si les femmes comprenaient leur véritable pouvoir sur les hommes, nous serions déja attachés, dominés et serviles.
Je suis un voyeur, pas en groupe, pas en soirée organisée. Je suis un voyeur exclusif et insatisfait, je n’ai pas de limites dans le temps que je peux passer à regarder ce que toi tu ne vois pas, ou que tu ne vois plus chez ta partenaire de jeu. C’est une onde que l’on ne peut expliquer, je sais, elle sait. Un langage du désir interdit que l’on savoure sans que tu ne te doutes un seul instant du niveau de perversité qui flotte dans l’air.

 

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Sweet NineTeen

mai 15th, 2016

Homme Modèle

Homme Modèle : Sweet Nineteen

Si l’on pouvait lire mes vices sur mon front il me faudrait un crâne d’alien. Tout en haut un épitome fameux résumerait ma longue descente vers la cinquantaine : Sweet NineTeen.
L’âge d’or des hormones est un passage fugace dans la vie d’une femme, une aubaine impudique de taille pour un Hyène. Imagine un enzyme glouton qui bouffe du sexe comme on avale des spaghettis, en les aspirant d’un coup la bouche en cul de poule et les yeux grands ouverts. Cet enzyme s’appelle Léa. Elle n’a que deux vices : la musique et le sexe. En ce qui concerne le second et de loin le plus intéressant, elle s’épuise avec ses congénères du même âge, elle préfère de loin un vieux pervers nonchalant, méprisant et désabusé de mon espèce. Elle a ce petit rouage qui a sauté dans sa tête depuis longtemps : celui qui lui permet de grimper sur un vieux comme moi et de le trouver excitant. Elle marche droit dedans avec toute sa lucidité, elle veut goûter à ce qui semble être un interdit mais qui a le délicieux arrière goût d’inceste, d’été avec son grand oncle, de secrets que l’on avouera jamais à son père. Je croise ce dernier au bar bien souvent, je le regarde avec au fond de la gorge cette empathie qui se transforme en pitié : je m’imagine à sa place buvant un coup et serrant la main du gars qui attache les mains de ta fille pendant qu’elle s’empale sur lui devant le miroir, caméra qui filme, drogues et insanité ambiante garanties. Il me casserait certainement la bouche si il savait, en attendant, je remplis celle de sa fille, à chacun sa musique.
Bambi aime les prouesses et même si elle sait que le Hyène ne durera pas plus d’une saison, elle fait preuve d’une énergie indomptable, même quand je la repousse, même quand je tente de la décourager, de la dégoûter. Sweet NineTeen a le sexe neuf juste sorti de l’emballage, à peine quelques miles au compteur, pour elle c’est un accessoire : pour moi c’est un don du ciel, un coït biblique. Je me surprend à tolérer tous ces caprices, moi qui enverrais mourir n’importe quelle quadra qui me ferait subir un dixième de tout ça.
Elle s’appelle Léa, elle a plus de couilles et de coeur que la plupart des jeunes cons qui lui matent le cul en rêvant, qui me dévisagent avec un mélange de mépris et d’incompréhension.
Oui mon jeune ami, nous n’allons pas t’expliquer pourquoi les 24 années qui nous séparent sont une somme qui ne fait que gonfler notre désir, pourquoi le cerveau parfois envoie des signaux bien plus forts que les jeunes muscles tendus, pourquoi moi et pas toi, pourquoi tu comprendras un jour que l’âge d’or n’est pas forcément celui où tu as les couilles toujours pleines. Tu comprendras que tes sorties avec 50 euros  en poche ne peuvent combattre celles avec 2000 où je lui offre tout ce qu’elle veut, même si elle n’en veut pas, où elle se sent pleinement et indécemment comblée, femme, princesse. Tu continue surement de tenter de rationaliser tout ça en faisant tes petits scénarios, entre jalousie et mépris,  en nous jugeant du haut de toute ton ignorance. Si tu savais lire ne serait ce qu’une rime de la longue poésie qui court le long de son joli corps, tu comprendrais cette odyssée qu’elle a au fond du coeur, dans laquelle tu n’as aucun rôle, tu comprendrais qu’on ne baise pas une femme qu’avec sa bite. Mais à quoi bon tenter d’expliquer à un singe le goût suave d’un tel nectar. Pour ne pas te laisser complètement sec et amer je fais un geste : allez va, toutes les MILFS et Cougars sont à toi, elles représentent surement pour toi un goût nouveau ou un dévidoir qui ne te posent pas trop de questions, alors : deal, prend les toutes, je préfère me cogner la tête et le gland contre toutes les poutres de la ville plutôt que de lentement sombrer dans le dégout qui grimpe lorsque j’aperçois un à un tous leurs défauts, en commençant par leurs habitudes et leurs souvenirs, tous ces symptômes d’une vieillesse habilement masquée dans les soirées mais qui ressort comme un poil ignoble au milieu du front le lendemain matin sous une lumière bien trop crue. Je pense que c’est d’ailleurs une expérience fondamentale pour tout homme au long de sa longue épopée, tu repenseras dans 10 ou 20 ans à cette jeune vieille qui se donnait corps et âme, avec ce sourire silencieux de savoir qu’elle fait la sieste quelque part à l’ombre de ses 65 ans. Crois moi, tu reviendras vite aux jeunes culs serrés et à cette délicieuse moue innocente que t’offrira la jeunesse indécente.
Je passe des après midi, des soirées entières entre ses jambes, autour de ses seins, de ses lèvres, de ses yeux qui te flinguent, à contempler une dernière fois ce panorama unique, cette bénédiction qu’elle m’offre sans aucune retenue. Je suis son Sugar DirtyDaddy et elle est ma Sweet NineTeen : Bienvenue dans l’Enfer éphémère.

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Conorama

mai 9th, 2016

OHCon

Un vrai paradis. Perdu sans doute. Un vrai défilé obsessionnel d’images indécentes voire carrément crades si l’humeur en décide ainsi. Rien n’est plus convoité, rien n’est plus surprenant, rien sinon la vue de seins lourds non rien ne peut déclencher une overdose plus immédiate que la vue d’un tout nouveau con. Le tien, le sien, celui de ta collègue emballé serré collé dans ce petit jean slim, celui de la voisine de palier avec qui, d’un commun accord,  tu es passé du prêt de tire bouchon aux sexercices bienfaiteurs. Toi qui ne rajeunit plus sinon à la vue de quelques images clandestines que l’on t’envoie parfois (bien trop rarement) et que tu regardes avidement, frénétiquement avec un plaisir adolescent. Toi qui ne rêve plus autant, désabusé par tant de médiocrité et par tout ce champ des possibles qui rend la quête aussi ennuyeuse que frustrante. Voilà l’objet qui va te transformer en mendiant pour le reste de tes jours, le truc qui va te rendre dingue, du LSD en chair. Il a beau être passé sous les coups de dizaines de membres fiévreux, avoir été rempli des milliers de fois, tu vas y mettre ta bouche ta langue et la moitié de ton cerveau de petit porc mondain en oubliant tous ces détails, mon cher ami.
Un con parfait se dessine à la main les yeux fermés, ce sont quelques lignes, quelques ombres, quelques plis. Quand tu le découvres pour la première fois, aussi excité qu’un gamin devant une glace qui dégouline, tu le regardes comme une deuxième paire d’yeux, car le Con Suprême te passe un message presque aussi profond et divin qu’un regard qui t’enflamme. Je sais, pour vous les Femmes c’est un truc que vous avez là, que vous frottez parfois, dont vous étonnez toujours autant de l’appétit vorace qu’il génère chez vos congénères mâles. Je ne sais pas ce que la vue d’une belle bite déclenche, je peux l’imaginer mais pas le ressentir, je suis purement et simplement hétéro. Ma bite, ta bite, sa bite franchement et jusqu’à la fin des temps me font autant d’impression qu’un Mickey qui pendouille au milieu d’un parc de Fête foraine.
Quand le con se déplisse il prend une deuxième forme, on devrait filmer ça au ralenti et le passer sur National Geographic à 5 heures du mat pour les malades du crâne comme moi. On pourrait enfin admirer en HD la plus merveilleuse création qu’un mammifère n’ai jamais portée. Quand les jambes s’écartent le con s’ouvre, moite ou carrément trempé, bordé de lèvres fines ou  pulpeuses, galbé ou serré, gigantesque ou discret, entouré d’un buisson fourni ou nu comme un ver. Son con t’en dit aussi long sur sa véritable identité qu’une discussion entre copines à laquelle tu n’assisteras jamais. Le con t’ouvre la porte à tous les excès, à toutes les dérives de l’esprit, à toutes les rêveries qui suintent et grognent et te harcèlent à longueur de journée, après tant de paroles et de promesses et tout ce jeu de séduction mielleux qui t’a amené là, devant lui, tu peux enfin admirer la merveille la plus dérisoire et pourtant la plus perverse qui nous met KO, nous transforme en singes, en mendiants, en putain de carnivores.
Renifler, Lécher, trifouiller palpiter s’étouffer avec c’est l’ultime plaisir, c’est se mettre en bouche avant la cavalcade des coups de reins et le rush d’adrénaline qui te fait saigner tellement tu serres les dents en fouillant ta promise. Moi je suis un éternel voyeur qui a ce terrible besoin d’abreuver mon imagination débordante et luxuriante d’un plein d’images bien crues pour enfin passer à la dégustation. Une femme qui n’aime pas qu’on la regarde abandonne hélas un don qui la rend unique.
Toute une histoire, une mélodie, une œuvre d’art, des milliers de poèmes de notes de peintures de photos de sculptures sont là pour immortaliser cet instant précieux : ma rencontre avec ton Con. On l’imagine et on le rêve pendant des heures, des nuits, des mois et enfin le voilà. Tant de frustration que nous les humains avons inventées pour assaisonner notre désir et créer une distance, une ligne aussi tordue que maudite qui nous impose 15 heures par jour d’aveuglement pour profiter de quelques dizaines de minutes, un instant fugace, à pouvoir enfin l’invoquer, le déballer, le dévorer à en devenir dingue, à vouloir garder ce petit goût unique au bout de la langue encore et encore.

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l’été d’un Hyène

mai 7th, 2016
l'été d'un Hyène

l’été d’un Hyène

Un essaim de testicules qui te pendent au cou comme un collier de trophées, te voilà plongée dans l’ivresse imminente d’un été qui fait fondre toutes les craintes. A commencer par ta celle du vide, de la solitude, de l’ennui mais aussi et surtout de devenir transparente, de ne plus attirer le regard et le désir, une petite mort. Cette peur inexplicable d’être un jour seule et totalement invisible aux yeux de la plupart des jeunes matadors que tu attires en remuant les chiffons de peau qui couvrent ton âme. Tu n’aimes pas les mathématiques, car en calculant tu sais que dans moins de 10 ans les 15 ans qui vous séparent seront définitivement une abysse que tu ne pourras plus franchir. Il faudra alors imaginer un repli, revêtir à nouveau ton ancienne peau flétrie de jeune vieille , remettre tout l’apparat de jupes, robes, talons et décolletés que tu as laissées au placard depuis que tu enfourches ton macaque fougueux, te lancer à nouveau dans les bras de corps qui te dégoutent par leur vieillesse, abandonner les tee shirts et le look d’ado qui décoraient à merveille le vieux sapin de Noël qui te sert de vitrine.
Petite sauterelle de l’amour fugace, toi qui te déguise en jeune pour mettre à l’aise ton étalon au look banal de stagiaire fauché. Tu te gargarises par ses veines qui gonflent et ses pulsions d’un désir auquel tu n’as jamais vraiment su résister. La journée ne te sert à rien, sinon à préparer la nuit, une autre gigantesque farce, un moulin qui brasse la même vase pour tenter de produire un semblant de réalité glamour que tu tentes d’exploiter au mieux en l’affichant sur le miroir aux alouettes d’un rèseau social aussi plastique que pathétique . Toi qui voulait sortir des habitudes te voilà replongée dans la sauce tiède des apéros mondains où tu sais à présent te tenir, parce que seule la déchirure du coeur et les nuits seules sur ton matelas peuvent à présent t’embarquer dans de vraies virées sans fond, à bloc de vice et d’excès. Quand tu es domestiquée, amoureuse fébrile accrochée au dos de ton jeune scarabée qui ma foi trouve en toi un agréable défouloir, tu ne lâches plus les chevaux fous, tu restes plutôt sage accrochée à ton piquet, tu tourne voltes au gré du vent à travers des épisodes courts mais intenses d’une vie en leasing, un truc que tu as acheté sans en avoir les moyens.
Tout le monde frappe des mains et t’encourage, ce qui regonfle un peu plus encore ton égo blessé, assoiffé de compliments. Les gens adorent voir le taureau mourir après une corrida dramatique. Tout le monde connait la triste fin, certains s’étonnent en silence, ton ex mari ferme les yeux et sourit parfois le soir en attendant la chute. Tout ce beau monde qui aujourd’hui t’admire sait que ta vie empruntée se videra aussi vite qu’une paire de couilles adolescentes, que l’on te croisera un jour, le regard éteint, l’échine courbée, quand tu seras saturée et fatiguée de ce double effort.
J’ai surement un goût pour le macabre,  le morbide, les charognes. Je ne chasse plus,  je scrute. J’attends juste qu’un bel animal comme toi trébuche, se casse la patte et se laisse crever au soleil dans des geignements qui ne font qu’exciter le hyène qui rôde en moi.
Une rupture, une déchirure, une dépression, une mauvaise chute, un chaos émotionnel ? Je ne suis pas très loin.
J’arrive en sifflotant, en grinçant les dents, la bave aux lèvres. Sans te demander ton avis je te fourre jusqu’au foie et me vide en toi sans aucune culpabilité, je sais : c’est purement dégueulasse. Une fin aussi tragique pour un Bambi doré qui se pavanait il y a encore peu de temps. Si tu veux courir jusqu’à l’épuisement derrière des gazelles sauvages, c’est ton droit. Je préfère la délicieuse ignominie qui se contente de collecter ce que la nature m’offre, car en fait je ne fais que reprendre ce qu’elle m’a enlevé. La meilleure façon de dompter une belle antilope est de lui briser l’égo, de la cueillir quand le sang et les larmes collent sa longue chevelure. Le goût de la proie abandonnée, apeurée, essoufflée, paumée, que tu fend en deux dans un plaisir on ne peut plus jouissif.

Un continuum d’histoires naturelles qui commencent au printemps et se meurent lentement à l’arrivée du ciel gris. La chasse est ouverte.

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Cougar Dreams

mai 1st, 2016

Cougar
Le temps passe, ravage son âme aussi bien que ses cellules. Il se pose sur ses bras le long de ses veines fragiles qui transparaissent, des rides, des cernes qu’elle ne peut plus masquer et de ses joues qui se creusent. Sa peau se pigmente et se détend malgré les tonnes de crème et d’artifices qu’elle utilise comme cache misère. Elle lutte, emportée par un flot d’émotions et d’hormones : un délicieux et tout aussi pervers mélange de déni, de fièvre incontrôlable et de lutte contre l’indomptable et impitoyable horloge qui lui bouffe l’intérieur. Après tout, autant se jeter dans l’impossible quête de jeunesse éternelle : rien de mieux pour ça que d’avaler la semence de jeunes étalons.
Elle regarde ses fesses et sa poitrine devant le miroir, ses hanches moins marquées, ses seins moins gonflés, son sexe aux lèvres usées qui a absorbé tant de désir. Elle sait. Mais elle rêve et les lois de l’attraction sont improbables. Alors elle joue la compétition, elle met sur la table ses meilleurs atouts. Elle joue ses meilleures cartes.

Elle demande une prolongation, juste une trêve, elle qui a donné ses plus belles années, dans une longue léthargie, elle qui a joué le jeu, elle qui a suivi à la lettre le scénario : bonne mère de famille, amante et amie, salope docile à domicile et maitresse à présent la voilà dans son apothéose éphémère : l’ascension d’un phœnix de femme qui veut brûler de tout ses sens, séduire et rêver à un été indien qui ne termine jamais.
Son parcours n’a rien de formidable, juste la remise en liberté d’une fauve, après une longue période où elle a tenté de s’accoutumer à sa cage dorée. Fini les chemises à repasser, la sodomie du jeudi et les selfies à poil clandestins. Quelque part, son ancienne vie lui manque, le côté sulfureux de l’interdit.
Les cinq principes d’une Cougar :
1 / Elle ne supporte plus tout ce qui la ramène a la dure réalité de ce qu’elle est  : vieille, (désab)usée, aveugle, souvent ridicule. La vieillesse de ses congénères masculins, leurs habitudes, la seule notion de réalité qui la cloue au sol et la ramène à sa condition la révulse. Elle a mis quelques années à comprendre, à décider, à adopter les codes d’une génération qui n’est pas la sienne, à se détacher de 20 ans de vie de couple. Une mutation douloureuse suivie d’orgasmes en série. Elle n’est plus la femme que tu connaissais.
2 / Elle souffre d’une mélancolie chronique, une effervescence souvent synonyme de souffrance : un cocktail de nostalgie et d’hypersensibilité qui la balance de haut en bas dans un grand huit d’émotions qu’elle chasse et qu’elle regrette à la fois. Elle a adopté et développé une mémoire sélective, une moitié noire qui la fait tourner et se retourner la nuit,  une autre moitié rose, impudique  et innocente qui la dope et la fait revivre. Le jour elle compose la nuit elle dispose, vampire en chasse de sang frais, jeune. elle s’est contruite un monde lollipop où elle à 30 ans, 20 ans. Une escapade pour Alice en talons.
3 / Elle ne supporte plus la solitude : être seule, livrée à elle même un week entier est un calvaire, elle veut la foule, elle veut l’agitation, être mêlée et emportée par le flot de corps et e de musique. Elle veut la promesse d’un inconnu même temporaire qui l’emmène loin de ses pensées. Elle veut la chaleur, la déchirure qui la ramène à 5 heures du matin et la surprend entre les draps. Elle vit pour ça : offrir sa dernière flamme, la consumer sans limite.
4 / Elle est à prendre, elle veut s’offrir, elle veut te donner le meilleur de ses restes, à toi, le jeune trentenaire qui n’avait pas vraiment prévu de passer une nuit avec une presque cinquantenaire. Ce n’est pas vraiment le fantasme qui te magnétise, c’est son appétit, une femme affamée de jeunesse au point d’en oublier qu’il elle est. Quelque part depuis le début tu sais que cette romance qui coule trop vite s’évanouira et que tu planteras à nouveau ta bite dans de la viande fraiche, quoiqu’il arrive. Mais, Vite, elle court car le temps défile, lui échappe, la tourmente. Pour elle abandonner son corps à la jeunesse n’est pas une offrande mais un cadeau qu’elle se fait. Te voir bander et la couvrir de baisers lui redonne quelques années. Elle ne boude plus ou ne chipote plus, ne discute plus avec ou sans capotes comme elle le faisait à vingt ou trente ans, elle ira droit au but, elle connait par coeur les gestes, elle maitrise le dictionnaire du mâle. Tu dois vraiment comprendre ça : la Cougar fera n’importe quoi pour te séduire, toi le jeune tigre, même si tu n’es qu’un médiocre babouin. Pourquoi ? parce que tu as un truc dont elle ne peut se passer, un élixir de jeunesse, le seul fait que tu la regarde avec désir la rend immortelle, le temps d’un weekend end ou d’un coït. Elle est lucide, elle sait que la fuite ne mène nulle part et ne durera pas longtemps, que la chute sera d’autant plus dure. Qu’importe, elle veut brûler de son dernier feu, elle ne brave pas l’interdit elle le poursuit et le déguste en cachette. Pauvre incrédule : a vingt ans elle t’aurait ignoré, tu n’étais qu’un autre, encore un autre à lui coller aux fesses. Maintenant, elle te chasse, elle t’aime tel que tu es : Young, Dumb and full of cum.
5 / Elle a fait un choix. Elle ne reviendra pas dessus. Tu dois comprendre que la seule façon de la heurter dans sa course c’est de l’ignorer, totalement. Elle ne supporte pas le dédain et le lourd poison de la vérité, de la réalité. Regardes la vivre son ultime envol. Laisse la s’enorgueillir de sa deuxième et dernière vie de femme, laisse la vivre. Elle reviendra, lasse, triste, blessée, éteinte.  Tu la cueilleras sans effort dans le creux d’une immense vague.
Cougar Dreams

 

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Miss Pony Bang Bang

avril 25th, 2016

Miss Pony Bang Bang

Miss Pony Bang Bang
Promène ses fesses dorées sur le parvis de la cité endormies entre la rue des Insouciantes et l’impasse des Nostalgiques. Tu la vois comme un mystère, une quête impossible, elle qui sublime si bien son profil sur le réseau, pourtant elle salit ses culottes comme les autres, mange moins mais se nourrit d’un essaim fiévreux de rêves érotiques qu’elle avale en te regardant droit dans les yeux. Crois moi elle baise dis oui et s’attrape comme tout animal sauvage. Elle rentrera dans ta vie à quatre pattes et en ressortira, jamais rassasiée, par la petite fenêtre, toujours ouverte, du vice mondain.
La blonde est l’amie du Mâle. Elle défait tes draps et t’essore gentiment, sans ambiguité, le reste de cervelle que tu étales à grand coup de phrases inutiles. Miss Pony Bang Bang baise uniquement dans un scénario qu’elle seule peut laisser mijoter pendant des mois, des annnées ou bien consommer sur place. Quand elle t’as mis ton compte, elle te laisse sec et idiot comme un singe shooté à l’héroïne, avec un magma qui flotte dans ta tête et te fait bander sans raison.
Tu ne t’en passeras plus, tu ne trouveras pas d’alternative ou de panacée pour effacer un instant l’impudeur dantesque avec laquelle elle te suçait en souriant. Tu fourreras des hordes de dindes à la moue obéissante sans ressentir une once du rush épique de ta poupée blonde. Tu marcheras comme un zombie frappé par la foudre, en reniflant la culotte qu’elle t’a laissé dans le tiroir. On te verra bientôt le long du quai, parler dans le vide et marcher en apesanteur, défait de toute réalité, perché dans une extase d’images qui te consument lentement.
Quand tu auras atteint ton quota de poupées plastiques et que tu sentiras ce relent de misère t’anéantir, quand tu seras tout au fond, tu la verras ré apparaitre, juste là, juste pour venir t’irradier la moelle une dernière fois. Tu auras beau te protéger la rétine et le coeur, elle te cueillera sans effort, te retournera et te bouffera le reste reste d’organes qui te servaient à survivre.
Miss Pony Bang Bang ne s’attrape pas, c’est plutôt comme une invocation qui finit par marcher. Tu y auras droit si tu es vraiment prêt à te rendre, à oublier tout ce qui avait du gout jusque là. Le seul avantage est que tu auras goûté, enfin, une fois ou deux, au goût sulfureux, moite, toxique d’un cinq à sept à démoniaque, toi le Méchant Loup du 5ème étage.

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