Lorsque vous proposez un grand et ambitieux projet aux sages ou aux débiles qui vous payent, que faites vous ? si vous poussez trop dans un sens, on vous reprochera un manque de recul, ou de pragmatisme. Si vous êtes totalement neutre, on vous qualifiera de mou et de peu crédible. Si par contre vous avez la luxurieuse idée d’introduire dans votre nouvelle équipe un très mauvais cheval, de lui faire porter la lourde charge de clairon de la bande, d’outsider, de pointer le doigt sur lui en criant victoire, la victoire viendra à vous comme par magie : ils choisiront forcément, un jour ou l’autre, l’autre solution, l’autre cheval. celui que vous vouliez en fait, dès le départ. J’ai expérimenté cette théorie brûlante dans une affaire qui nous concerne tous : les relations homme/femme.
La passion qui anime les femmes dans leur approche de la séduction et l’attraction qu’elles développent sur et vers nos braguettes est toujours animée de quelque chose de pervers, dans le fond. Ce petit désir qui les ronge et les attire, cet espace interdit de l’homme qu’elles n’aiment pas vraiment, mais avec qui elles couchent sans poser de questions.
Cette perversion renversée grâce à notre vil stratagème, vous serez l’heureux élu. Je traduis pour les hommes n’ayant eu que 5 créatures dotées de seins dans leur vie ou les accros de films porno qui ne font plus trop la différence entre anal et banal :
Si tu fais de toi le beau cavalier au cheval blanc ni trop aventureux ni trop secret tu finiras dans la cuisine à décider du petit plat mijoté avec ta tendre et douce, tendre oui, mais bien loin du fièvreux fantasme de poupée sexuelle qui motive tes nombreuses séances de masturbation hebdomadaire.
Si par contre tu projettes une image de toi plutôt distante, négative, ombragée dira t’on, curieuse, avec un arrière goût de dépression lointaine et profonde, un je m’en foutisme aigu, total des autres tu deviens le repoussoir et c’est là que ça commence à être intéressant. On ne te vois plus pour ton humour, la taille de ta bite, ton argent ou ton charme fou mais on veut te saisir, t’attraper alors qu’il est encore temps. C’est infaillible, enfin presque. Je te conseille donc l’alcool, la drogue, le canapé, les mauvaises fréquentations, le manque de sommeil ainsi que d’autres délicatesses qui viendront meubler le personnage.
Si toutefois tu aurais vraiment une grosse paire de couilles, un compte en banque à 6 chiffres et un charisme à trouer un matelas, laisse tomber la 1ère théorie : les femmes t’adorent comme tu es. Ne change surtout pas.