
Elle m’avait demandé de l’attacher, puis de revenir la sauter dans le noir, une heure après, le visage couvert et violent.
J’avais le coeur serré et le pouls qui battait dès qu’elle m’a prononcé ce scénario de manière visuelle. L’attacher à un lit aurait été un bien pâle châtiment valable pour les bons vieux couples bourgeois qui pimentent leurs week end. Elle voulait être ligotée à un arbre, perdue et seule dans les bois, en pleine nuit, mains dans le dos et autour du tronc et pieds liés. Elle voulait que je la baise en lui masquant les yeux, que je la gifle et que je la pénètre en lui crachant au visage. La forêt rend elle animale ? La forêt nous reprend elle là où elle nous a laissé, il y a quelques milliers d’années ? dans notre état le plus sauvage, le plus rugueux. ou sommes nous juste des animaux bien décorés et bien compliqués ? Il faisait chaud et sec. Elle mouillait à l’instant où elle a deviné que je la laissais, où mes pas se sont confondus avec les branches qui frémissent.
Je suis revenu dans son dos, je n’étais en fait qu’à quelques mètres, la regardant, dans son silence et dans ce monde aveugle où elle prenait son pied. Ce petit jeu nous a fait perdre la boule, j’ai complètement disjoncté en la prenant contre cet arbre, en jouissant sur son sexe, elle avait le dos griffé et en sang, elle m’a mordu le cou si violemment que j’ai cru m’évanouir. Mais l’orgasme fut à la hauteur de mes craintes : un cri déchirant dans l’immensité des bois, à te foutre une peur noire pour le restant de la nuit.
je n’ai jamais autant parlé pendant l’amour.