
Elle a du m’appeler petit démon à un moment donné. elle, Elle, ELLE.. avec ses longs bas fins. Ses longs doigts fins, ses cheveux qui régnaient en maitre sur son dos sauvage. je connais un de ses amants. l’autre c’est moi. et si j’ai pu être jaloux de lui je reconnais toujours un choix divin. j’ai même rêvé de nous trois ensemble, c’était totalement impossible mais très excitant.
Pas des bas, des collants !
pas des bas, des collants, pas une jupe : une robe : je suis un ignare dans de nombreuses matières. J’épouse les formes avec mes yeux, c’est tout . Je fais au mieux devant oh-tant de beauté. Je suis muet des sentiments, courbaturé de l’expression facile et directe, un épouvantail dans un champ de blé blond et brun que je ne fais que contempler. je ne sais pas pourquoi, le sang bat dans les artères pourtant, l’imagination frôle le non sens. je suis le pire séducteur jamais conçu mais vous me tenez parfois dans vos bras. en tant qu’observateur actif de l’immatériel je vous regarde des pieds aux yeux tout le temps ou presque, même si vous êtes en couple, même si vous m’envoyez un signe de dédain, d’indifférence totale, je regarde vos chaussures, vos mollets, cette robe, ce dos, ce petit morceau de vous que je trouve charmant, ce carré secret entre vous et moi que même lui ne voit pas, ou ne voit plus car il en voit trop. la seule chose que je veux c’est un changement dans vos yeux, un frisson de cils, un pincement de lèvres, l’imperceptible prend tout son charme dans la débauche consentante que l’on mène à haute vitesse. Si je me sens laid ? oui. mais vos corps tout entiers me disent le contraire. chassez moi, l’imprévisible n’a jamais le même goût …