Des mots, toujours, pour en faire plus, en montrer plus, en dire long certes… commenter son espace temps en s’égosillant autour de l’aréole restreinte d’inconnus apathiques.
C’est facile tu sais, jouer une vie sur un quelconque refrain que nul ne prendra réellement au sérieux, sous l’entassement digital de nos vies bétonnées au stress et à la mouille sur écran plat. La seule marche à suivre pour ressentir de vraies émotions nous imposerait un sevrage permanent du désir numérique, autant dire l’impossible déconnexion. Reprendre le sens des réalités devient abracadabrant, un devon scintillant à la gloire fragile se faufile dans les débris anonymes déversés par flux constant sur nos blogs.
Rassurant oui, mais l’emprise est forte, si forte, l’ambition démesurée et jamais rassasiée flingue le couple aussi vite qu’elle ne le conçoit. Rien ni résiste. Le raz de marée est bien trop rapide. Quand vous perdez le contrôle sur le fond, s’il en reste un, de vos sentiments : demandez vous ce que le virtuel a dévoré dans votre vie. Ta femme te trompe avec le pire inconnu et tu rêves de vierges lointaines qui apparaissent et s’évaporent en seul clic. Rien de tout çà ne nous apportera du bonheur.
Des primates dans un monde meilleur conçu pour des fréquentations à l’issue programmée, là dedans je suis ton meilleur avocat. Dire oui devient grotesque ou prodigieux.
