Je vais vous raconter Rachel, j’étais persuadé qu’elle était mexicaine. Pour moi c’était Rachel la Mexicaine.
J’avais trouvé ce boulot en Suisse près du lac. Très rapidement je grimpais les échelons et devenais un jeune cadre dynamique, c’est ainsi que j’ai récupéré Rachel dans mon équipe. Une pin-up sixties à la frange droite, à la crinière noire luisante, aux longs cils et aux lèvres sanglantes. Une baby doll rockabilly, elle vivait son trip musicos à fond. J’ai du changer ma garde robe et ma dégaine de pantin des affaires pour l’attaquer et très vite je me suis mis dans la peau du personnage qui la séduirait.
Elle avait un gant du batteur des Stray Cats chez elle accroché au mur, souvenir d’un instant de gloire sans doute. Elle m’amenait au Chat Noir dans les sous sols de Carouge puis dans les squats pour tester ma rébellion naissante. Une après midi je l’ai faite monter chez moi, rue des Vollandes près du Lac, elle m’a mis torse nu sur une chaise et m’a coupé les cheveux. Elle aussi s’est débarrassé du haut et je regardais ses deux seins blancs avec deux grandes auréoles brunes. Tous ces cheveux au sol. C’était très sensuel pour cette poupée si froide. Nue sous moi et si blanche, je n’ai pas su comment la pénétrer, j’avais l’impression qu’elle était morte mais je me trompais. Une fois enfoncé en elle, elle a repris des couleurs. J’étais essoufflé mais elle n’arrêtait pas de m’en demander plus, avec son grand sourire aux dents écartés. Elle refusait que je me retire avant de gicler, je voyais dans ses yeux que c’était à ce moment précis qu’elle avait du plaisir, quand elle me voyait perdre le contrôle et griller quelques neurones en jouïssant en elle. J’imaginais les pires scènes où des mecs la violait sur des tables, dans des escaliers et je faisais des cauchemars horribles.
Alors je dormais par terre en détendant chacun de mes muscles pour épouser la moquette qui elle laissait ma bite fumante et mon esprit glacé en paix. Je ne me souviens pas de cuites ou de drogue, byzarrement, j’ai juste ces 4 clichés noir et blanc de photomaton où nous sommes deux spectres si jeune et si frais. Mais on ne sauve pas un poisson qui veut crever en sautant sur la berge, elle a replongé du mauvais côté, plus tard j’ai croisé son visage bouffi par la came et l’alcool, au bras d’un mort vivant épris de musique mais ayant oublié la mélodie.
Quand on pense qu’on transmet la vie en baisant, on se trompe parfois…