
Elle est arrivée comme un chat qui gratte à la fenêtre, délicatement, subrepticement, avec toute la sagesse d’une fugueuse récidiviste, les joues roses d’envie. Nos amours clandestins jouissent de cette légèreté onctueuse, de ce fil continu de lasciveté masquée derrière une timidité aux rayons de lumière. Nous n’exposons rien, nous sommes de pudiques indécents.
Je regarde une fois de plus cette femme qui vient à moi. Elle me parle de sa vie, sa soeur, sa grande copine : deux siamoises nées à 20 ans d’intervalle. Je n’écoute presque rien car tout va bien trop vite. Je voudrais être un témoin anonyme de leur soirées, les entendre parler de tout et de ce rien : les hommes. Je me sens bête et laid, quand le fantasme devient réalité je perd mes moyens. Elle est si douce qu’elle rend le combat impossible, la femme au sexe d’or. 10 secondes en elle et je ne tiens plus, ce plaisir suave qui n’a pas besoin de scénario lubrique pour me faire décoller.
Mon premier orgasme est déchirant, je tremble et je disparais quelques minutes, un rush qui me fauche net, j’ai mal partout, mon exorciste blonde m’enlève tout le mal et l’insouciance pointe son nez. Ensuite vient l’envie de grimper toutes les marches, de profiter encore un peu de ce qui est rare et que le quotidien nous interdit. La fièvre me prend et j’ai envie de m’effacer en elle, ma muse de porcelaine me laisse jouer en restant insaisissable, m’offrant son sexe à pleine bouche, dégustant le mien.
Elle repart comme elle est arrivée, avec toute la légèreté d’amants publics. Un monde continue de tourner quelque part en france quelques heures plus tard. La tornade blonde a tout emporté et laisse quelques preuves dans ma salle de bain. Je vais devenir fétichiste.