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juin 14th, 2009

L1010352

Des petits doigts qui crochètent mes serrures, le coin du mur où je te tiens la main pour faire pipi, les ombres qui nous réveillent et les picotements dans mon dos quand tu as peur de t’endormir avant moi, les petits mots noyés dans l’alcool, mes draps qui ont vu toutes vos fesses, mes amantes de la rue St Charles, du Faubourg du M et de l’avenue de la plage. Elles sont vivantes, elles ne meurent jamais. J’en suis à me promener en permanence avec des lunettes. Je suis amoureux depuis lundi de la fille des sondages, elle a un espace entre les dents quand elle sourit, je ne sais toujours pas comment l’aborder.

je pensais à la différence entre nos deux mondes : ici des strings invisibles sous les robes blanches, les corps déja hâlés, la moindre imperfection visible à des kilomètres, l’odeur de la mer dans chaque baiser. Là bas des soirées enfermés, des teints livides, des fesses qui n’ont pas vu la lumière depuis l’été dernier. Ici l’insouciance, le mythe de l’inutile, que reste il ?

J’étais accompagné d’un duo de choc hier soir, blonde et brune, deux bustiers parfaits à sonner des têtes, deux culs parfaits à te faire renier femme et enfants, tous les mecs à l’abordage sur moi, j’aime bien prendre le rôle du copain homo : elles sont célib ? tu sors avec laquelle ? le prénom de la blonde c’est ?

Ainsi on m’offre des verres, des sourires et ce sont des hommes bien dressés que je fais patienter toute la soirée. Mes muses se frottent sur la piste, les pieds dans le sable, l’une a froid et me demande, je la serre fort en embrassant son cou si fin. L’autre me fais signe, c’est toujours elle qui choisit le moment. Nous rentrons ensemble nous caresser sur un canapé brun, je les regarde beaucoup, elles me font jouir sur leur seins assez vite puis s’amusent entre elles. Je m’endors. Au réveil deux fées dans un lit, des longs cheveux miels et cacao qui se mêlent, des courbes, une envie immédiate de baiser, j’attend un peu contre elle en me serrant, le réveil en douceur un regard et une main qui prend ma queue et la glisse au fond d’une chatte brûlante. On m’invite progressivement plus profond.

J’aime mes copines.

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