La solitude la vraie est un luxe. Certaines ne la supportent pas, trop accros à leurs maris cocus ou leurs amis ‘pie qui chante’ ou leur meilleure copine ‘SOS l’amour’
La mienne s’est remise en place, enfin. Table rase sur une période floue et flasque, nouveau départ. Plus de fantômes au coin du bar, dans ma messagerie ni dans ma boite aux lettres. Plus de jeux qui n’en finissent pas avec des parisiennes des bretonnes des nicoises et autres ethnies qui ne feront jamais partie de ma vie. Le tri s’est fait naturellement, sans heurt, les petites chèvres se sont cassé les chevilles en voulant se hisser à ma fenêtre, les autres ont eu peur au premier grognement et les plus farouches ont fini par se décourager pour retourner sagement voir Papa tout en se trouvant un amant plus confortable et plus maniable. J’ai réussi à dégouter tout le monde je ne suis pas un peu fier, il fallait le faire et pas une n’est allé plus loin que le bout de son nez.
Du coup la voie est libre, je renifle même les femmes de l’ombre : mes chères collègues jusque là ignorées.
L’été arrive, lourd et capricieux, je vais être son élève.
Je vais me baigner pour me refroidir, j’ai une terrible envie de te baiser sauvagement en te mangeant la bouche, quel gâchis.