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La race des panthères

juin 3rd, 2009

Dans une belle cité ocre du sud au parfum antique, mains d’or s’est glissée sous ma chemise, poil par poil je me suis hérissé. Elle a du sentiment dans les doigts, de la sueur aux hanches quand elle me lance ses regards. Voilà une femme qui aime te voir la pénétrer, voilà une femme qui a compris que le visuel pour l’homme ne se limitait pas à son string ou à ses seins mais à d’infimes détails :  au tourbillon des cheveux dans le dos, aux gouttes de sueur, aux lèvres pincées, aux yeux de chatte qui ronronne, aux petites phrases crues et à la position qu’elle prend. La façon de présenter ses seins devient érotique ou banale en un instant. En théorie toutes les femmes pratiquent, murmurent qu’elles sont ouvertes et décomplexées.. toutes les femmes répondent aussi que l’homme à son rôle à jouer. Pourtant, pourtant, une bonne amante fait tout pour moi, je ne suis plus qu’un jouet entre ses mains qui enfonce son dard en suivant le rythme, la femme domine bel et bien le sexe, le mien en tout cas, le chef d’orchestre de la reproduction n’est certainement pas celui qui tient la baguette.

J’ai baisé à peu près tout ce qui porte un prénom féminin mais rien ne différencie vraiment Karine d’Elodie si ce n’est la façon tumultueuse de présenter leur fesses en décochant un regard et une phrase qui résonnera encore dans ma tête quelques années plus tard. Les autres se décomposent en matière bio dégradable, en contenu générique dans lequel on exerce une pression sanguine suffisante pour éjaculer. Tu fais surement partie de cette dernière catégorie, mais personne ne te le dira jamais, l’instinct primaire des hommes étant prioritaire, se vider les couilles n’est pas une option.

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