Quand il pleut, j’ai parfois envie de partir loin. Mardi, c’était une petite femme aux seins flasques qui gisait dans mon lit. Une petite chatte amère et plissée, trop longtemps négligée, qu’elle annonçait comme épilée et propre.
Toutes les marques du dédain, du mensonge et de l’indifférence des hommes sur son visage et puis d’un coup lorsqu’elle prend son pied cet éclair dans ses yeux, comme si je lui injectais de la vie, une goutte d’eau dans un désert quand je nourris sa bouche. Il est si facile de faire pousser l’espoir sur un terrain fertile. Certaines femmes ont cette énergie qui ne meurt jamais, ce recommencement, pliées en deux et pénétrées coup après coup elles gardent cet espoir d’un amour juste fait pour elles. D’autres sont mortes dedans et l’électrochoc de l’orgasme lui seul arrive parfois à faire renaitre leurs cellules pendant quelques secondes. L’effet majeur de ces convulsions se ressent pendant quelques jours, si bien sur tu ne les abandonne pas entre temps.
Une orchidée ne supporte que l’eau minérale alors que des lotus géants poussent dans la merde des caniveaux en Thailande. Je n’ai jamais compris le choix des femmes, pourquoi lui, pourquoi pas moi ? celles qui m’aiment on toujours un ailleurs et jouent plusieurs cartes, moi j’attend en palpant vos seins.
2 mai 2009
