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Negrita

novembre 14th, 2009

Elle est arrivée droit devant moi, ses seins lourds puissants & pointants qui menaçaient les formes de son tee shirt. Si jeune, si parfaite. Une petite poire sucrée aux lèvres maternelles. J’ai eu envie de l’aimer à vie, de lui faire un signe évident de totale rédemption. Elle a continué en m’ignorant, son jean trop court, trop serré, enveloppant tout ce désir qu’elle ne perçoit pas.

Pourquoi colle t’on toujours les mots cacao et chocolat et café vanille sur un cul noir ? a t’ on besoin d’ idéaliser la femme noire à travers l’exotisme culinaire de la mangue, coco ou canelle ? L’asiatique a elle aussi son fruit favori ?

Juste après j’ai croisé toutes ses cousines, toutes m’envoyaient des signes, je sentais mon front qui suintait et mes mains moites, je descendais la rue en accélérant le pas pour fuir cette prison de culs et de seins, je remontais sur un boulevard plus sombre aux murs lavés, séchant mes paumes au fond de mes poches, la gorge si sèche que j’avais du mal à respirer. Toutes ces femmes m’envoyaient des regards qui t’avalent, un arc électrique presque visible. Des femmes troncs par milliers qui m’invoquaient. J’ai passé une nuit dans le noir avec des femmes noires luisantes . J’étais saisi entre leurs cuisses planté dans leur sillon sombre et j’éjaculais sans fin au son de leurs prières.

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