Ca pulse, transpire et brûle, ça grince, comme une sortie de tunnel à grande vitesse, une usine en afrique centrale, moite et irrespirable. je transpire la testostérone, chaque dépense d’énergie est une giclée d’adrénaline, j’ai des visions de sexe 24 heures sur 24 où je pénètre et jouis tandis qu’elle me parle et me caresse, je consume mes dernières graisses avant l’été que j’aime doux et alcoolisé, je me pend aux arbres dans le parc et je fais des pompes dans mon bureau dès que les regards s’éloignent, je cours le matin et je pense à me lever pour pisser et faire des abdos pendant la nuit, je descend et remonte mes 5 étages 3 fois devant mes voisins effrayés, perdus devant l’irrégularité et l’incohérence totale de mon rythme de vie. le matin dans le noir au dessus des premières lueurs de la ville je tente de coordonner mes mouvements, je pousse mon corps au bout, à la rupture, je ne supporte plus les gras ni les mous, les grosses me répugnent j’ai pitié d’elles en tentant de me raisonner sur cette attitude extrême mais c’est en vain, lorsque je prend un couloir je vais toujours trop vite, trop fort. je mange mes doigts et regarde mon corps changer, plus de temps à perdre.
VN:F [1.8.2_1042]
Rating: 5.0/5 (2 votes cast)
Filed under: Daily concern, Uncategorized, Women bad habits, Women body | Comment (0)
Donne moi la tranche fine du fruit, la meilleure. Plie toi au maximum, les veines battantes d’un cheval qui s’étrangle. J’ai fait des efforts pendant deux décennies pour plaire à vos masses et maintenant je sèche. J’ai vos cols roulés en chagrin dès que l’automne s’éveille. J’aime ta photo dans la salle de bain, nue et brute, fine comme un silex, cuisses entrouvertes, sexe que je connais comme ma maison. J’aime quand tu jouis à l’étouffée, murène silencieuse et fatale. J’aime aussi les empreintes que laissent tes mots quand ils glissent vers moi. J’ai l’impression de posséder le monde uniquement quand je gicle en toi, quand tu me laisse m’enfoncer plus profond et que nos sexes brûlent. J’ai absolument besoin de te posséder par le biais des fluides, comme une liane visqueuse entre nous, en ne pensant ni au lendemain ni à mes douleurs. J’aimerais aussi avoir des poings lourds comme des sacs de ciment, agiles comme des balançoires. J’aimerais avoir un plafond plus haut, sous le ciel, avec des livres pour seuls meubles.
Réjouissez vous de ce qui est beau, abandonnez toute médiocrité, tout caprice, toute facilité, vous n’êtes plus un enfant. Souffrez en silence et jouissez de la toute beauté des femmes et de l’orchestre de leurs désirs « à faire pâlir les rossignols »
VN:F [1.8.2_1042]
Rating: 5.0/5 (2 votes cast)
Filed under: Absolute sunshine, Sex theory | Comment (0)
La nuit est partie aussi vite qu’un singe, macabre et malicieux, le petit matin me fixait de ses yeux verts et brumeux. L’appendice était presque le dernier de la nuit, comme une file sans fin d’organes méconnaissables et mécontents, la chair malheureuse et exacerbée de cette créature qui s’enivrait à la moindre pluie.
Visitée par les démons disait le vieux chanteur, sa dent d’email, la seule, brillait comme un soupir au coin de ses lèvres. Sa chaise coincée contre sa porte . fallait il l’ouvrir ? ou juste l’admirer dans ce fauteuil de bois au coudes presque humains, doux et polis.
Je voyais la journée arriver, avec grand appétit, je voyais aussi les derniers restes de sable entre mes doigts de pied. Mais j’avais encore de l’orgueil, l’orgueil noir et profond d’un pauvre con, seul, blessé, traqué, éperdu de cet infini, intouchable, de ces rêves d’horizons purs, de ces formes généreuses , de cette fièvre insurmontable, de ces colères du ciel, de tous ces excès qui me rendent heureux.
A l’ étroit dans cette matinée qui ne prenait pas de départ, assis là près du vieux poète, chanteur obscur de vieilleries incompréhensibles.
Je cherchais toujours cette lumière, apaisante, qui se levait parfois après des nuits d’orage et me caressait la nuque, douce et salée, orange comme un bienfait du matin.
Mais la nuit avait été trop sèche, trop pâle, trop raide trop chaude et le jour prenait place sous forme de stries uniformes et blanchâtres, comme un pavillon abandonné lors d’un spectacle trop triste.
Même les obsédés cyniques et anxieux écrivent des choses qui ne sortent ni ne rentrent dans votre vagin.
Mexique, 1998
VN:F [1.8.2_1042]
Rating: 5.0/5 (2 votes cast)
Filed under: Deadly youth, Man dreams, Uncategorized | Comment (0)