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Lethal slippers

février 11th, 2010

Elle a un pantalon bleu qui lui tient à peine autour de la taille, un grand pantalon bleu large où se noie son petit cul de pomme que j’attrape à une seule main. On ne sait jamais où l’on va, jamais pour combien de temps, nous encore moins que quiconque.

par contre on sait ce que l’on a bouffé pour arriver jusqu’ici et crois moi, ça fait une grande différence.

Alors vos histoires de couples qui s’éteignent, qui se rallument, vos histoires noires, grises, jaunâtres …

Nous avons grandi ensemble, enfin, la même génération, les mêmes souvenirs, sous le même soleil, les mêmes photos de vacances ou presque. Nous avons probablement baisé chacun de notre côté à peu près la même année, donné nos corps presqu’en même temps avec les mêmes grands yeux fermés. Puis le couple, les couples etc… Après s’être écorché les genoux, avoir passé l’âge terrible, l’âge insensible, l’âge utopique nous en sommes à peu près là : nous.

Il y a une chose dont nous ne pourrons plus nous passer : nous. Il y a une chose qui nous donne du vent dans la voile et pour longtemps : nous. le reste on s’en fout. nous avons pris notre temps.

Votre couple s’épuise ? vous êtes partis trop tôt.. vous avez juste 30 ans ? recommencez, 40 ans  ? prenez un amant . Dites au revoir et changez de trottoir.

Nous l’avons fait, nous avons pleuré, chacun de notre côté. Nous avons pris des cheveux blancs, des insomnies, des mois de tristesse, des désillusions massacres et quelques cernes, nous avons été blessés, trahis, rabaissés, frustrés.

Puis un jour tu croise ton inverse, celle qui est exactement à première vue à l’opposé de ta femme parfaite. Tu es attiré mais tu ne sais pas pourquoi.

Emboité en elle tu vois un autre chemin, tu arrêtes un instant de jongler et d’avoir peur du vide, tu poses tes fesses un moment au même endroit, tu t’y sens bien. tu reviens goûter à son ventre chaud et tu t’y sens encore mieux, de mieux en mieux. Là tes amis te préviennent, t’encouragent mais sortent déja les mouchoirs.

Pourtant cette fois ci vraiment, on a vraiment plus rien à perdre.

Vous devriez en faire autant : Lâchez tout. Changez de vie. ça sent le renfermé dans vos coeurs.

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L’oracle

février 3rd, 2010

Comme une sortie de tunnel , la lumière éblouissante, pleins les yeux. Tout devient clair, d’un coup. J’ai envie d’elle à chaque seconde, mon esprit me parle autant d’amour que de baiser sa bouche et enfouir tous ses orifices.

Dans un café, un jour, mes pensées se promènent, je ne contrôle plus rien :

Tu ne voudrais pas me sauter, là, tout de suite ?

Au sous sol ?

Au sous sol

Je pourrais baiser ta bouche et être grossier ?

Tu pourras

Je pourrais jouir dans ta bouche juste après avoir gouté à ta chatte ?

Oui tu viendras dans ma bouche

Tu me malaxeras les couilles en pompant bien, doucement mais fermement ?

Oui je le ferais et tu me tiendras par les cheveux

Comme c’est bon l’amour

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No More Fat Life

février 3rd, 2010

Ca pulse, transpire et brûle, ça grince, comme une sortie de tunnel à grande vitesse, une usine en afrique centrale, moite et irrespirable. je transpire la testostérone, chaque dépense d’énergie est une giclée d’adrénaline, j’ai des visions de sexe 24 heures sur 24 où je pénètre et jouis tandis qu’elle me parle et me caresse,  je consume mes dernières graisses avant l’été que j’aime doux et alcoolisé, je me pend aux arbres dans le parc et je fais des pompes dans mon bureau dès que les regards s’éloignent, je cours le matin et je pense à me lever pour pisser et faire des abdos pendant la nuit, je descend et remonte mes 5 étages 3 fois devant mes voisins effrayés, perdus devant l’irrégularité et l’incohérence totale de mon rythme de vie. le matin dans le noir au dessus des premières lueurs de la ville je tente de coordonner mes mouvements,  je pousse mon corps au bout, à la rupture, je ne supporte plus les gras ni les mous, les grosses me répugnent j’ai pitié d’elles en tentant de me raisonner sur cette attitude extrême mais c’est en vain, lorsque je prend un couloir je vais toujours trop vite, trop fort. je mange mes doigts et regarde mon corps changer, plus de temps à perdre.

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