Home

Etalage de compétence

décembre 18th, 2010

La vie est une murène. Les femmes se défendent comme elles peuvent. Leur douceur qui ressort parfois est un appel au secours, car le reste du temps il faut bien se défendre. Il a fallu apprendre à se faire une place, à se faire respecter par Jean Charles et Bertrand du bureau. Il a fallu muter : cette petite voix et  ce petit corps qui n’inspirent aux hommes que des pensées lubriques. Apprendre à embarquer à bord du Queen Elizabeth tous les machos décérébrés, les ratés, les obsédés en puissance qui ne rêvent que d’une chose : dominer leur femme. Bien souvent cela n’arrive jamais alors ils se soulagent au bureau. Bien souvent l’homme abrège la formidable ascension de sa femme en lui faisant un enfant, puis deux. Celle qui rêvait de se relever et de repartir en mode carrière devra tout recommencer et constater qu’à 40 ans, rien n’est plus vraiment pareil.

Nous voilà arrivés à l’heure de la femme moderne qui s’est adaptée à l’écosystème du mâle dominant : celle qui répond sèchement, qui se met en mode défensif à la moindre question piège, qui ment et qui se fourvoie, qui a appris le langage des hommes dans sa brutalité et son égoïsme. Toutes ces nanas dans les bureaux qui pensent que tu es un sacré connard et t’envoient des regards de chatte.. parfois je ris en croisant le regard de certaines et en les imaginant à quatre pattes, douces et consentantes avec leur homme.

Quelle vie à devoir évoluer avec un bouclier, un masque et un fouet pour avoir une petite chance de ne pas être digérée par l’énorme appareil digestif corporatif masculin.

La femme est un mutant, nous sommes restés des animaux.

crédit photo : Ne te promène pas toute nue

VN:F [1.9.7_1111]
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

La parole tyrannique

décembre 13th, 2010

Le truandage des formes avec l’âge devient un jeu majeur dans la maigre coupelle de notre séduction fânée. Pour remédier à cet impasse j’entraine mes mots à se déverser violemment dans vos faces et à prendre le dessus. Car oui je constate chacun de ces défauts qui font de nous des peaux qui flétrissent. Nous avons perdu ce feu et cette plastique, nous avons perdu ce satin et ce pulpeux. Je vois vos rides et vos bas ventres enflés, qui tombent et se bombent et vos fesses qui perdent leur rondeur et deviennent osseuses ou bien trop grasses.

Nous aurons vraiment besoin de beaucoup d’argent, d’alcool et de mensonges pour oublier que nos corps ne reviendront jamais.

VN:F [1.9.7_1111]
Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

Soleil d’hiver

décembre 13th, 2010


Comme un parasol. Des fils de feu qui se baignent dans la lumière au dessus de ma tête. Tes cheveux qui se baladent et commencent à toucher tes épaules, affirmant ce désir d’appartenir à une femme.
quel malheur d’empêcher vos cheveux de toucher vos épaules : ça coupe la sensualité en deux, le désir par trois, l’ intêret d’une levrette par dix.

J’ai eu plusieurs vies. je ne vous en ai conté qu’une moitié, un quart, un bout. je sème à tout vent des informations aussi confuses qu’exotiques, ce qui fait de moi un fantôme.

mais tant d’autres choses sont là, me grignotent l’esprit. pendant que vous jouez avec les mots pour faire enfin résonner quelque chose dans votre vie creuse je poursuis mes vices dans milles galeries. Les mois passent et un certain passé incertain prend le large, doucement. Tout s’évanouit et je me retrouve bien seul, mais toujours accoudé au bar à la recherche de nouveaux cousins et cousines qui trinquent et parlent fort et ne me demandent rien d’autre qu’un moment d’ivresse. J’aime ces moments plus que tout, dans cette vie faite de constance il me faut dériver. J’ai pris l’avion 60 fois cette année, mais je n’attend qu’une chose, un peu de printemps pour remonter en selle et sentir le vent dans ma chemise. Je fais l’amour moins bien mais c’est toujours aussi bon, ce qui a le mérite d’être rassurant pour un futur quadra. je ne peux m’empêcher d’être cynique, caustique et impitoyable avec ceux que je n’apprécie pas et qui, au fil du temps, s’entassent toujours plus nombreux dans mes registres.

Je suis un gros tas de contradictions qui pense toujours avec sa bite. Je vous souhaite de joyeuses fêtes et que la vie redémarre, au fond de vos coeurs et de vos fesses.

VN:F [1.9.7_1111]
Rating: 5.0/5 (2 votes cast)

Copyright © L’Homme Modèle. All rights reserved.