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I swallow the sun

septembre 25th, 2010

Vous rêvez de rencontrer votre nouvelle vie. Vous courez comme une malade. Une dératée qui expulse toute sa frustration dans les fringues, la bouffe hype et les tendances qui font bon ménage avec le trou que vous avez dans l’âme.

Votre nouvelle vie s’appelle Pierre, Mathieu, Kamel ou Hört, le vendeur de vélo aux belles cuisses musclées. Vous allez lui offrir une balade intime, la visite de votre entrecuisse. Il ne le mérite pas. Il vit comme vous sur planète hype écolo, où tout ce qui dépasse de son nombril est bio dégradable. Vous y croyez, vous vous gavez de pilules mais vous aimeriez tant l’avoir pour vous, celui qui vous ferait tout arrêter pour bâtir une petite maison dans la prairie.

Quelques giclées après, vous vous sentez rassasiée, pour l’instant, car rien ne dure. Surtout pas la mémoire de l’homme.

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Our future is bright

septembre 6th, 2010

L’été colle au goudron. Les dos transpirent, les entrecuisses collent. Le parfum s’en mêle, haussant le trait par des effluves lourdes. Le goudron s’accroche aux semelles des sandales en plastique qui arpentent les rues sales où la merde sèche. Les sandales en plastique crades marchent en haussant les épaules et derrière leurs lunettes miroir et entre ces cuisses déja trop larges pour un si jeune âge se cache une mauvaise culotte en lycra qui sent fort quand on la retire, tout ça pour divulguer une petite chatte coupe faim bombée et rasée comme un légionnaire..  pour celui qui a la queue assez dure assez longtemps pour en oublier l’odeur de pisse et la moiteur poisseuse dans lequel il va s’enfoncer. Un été blanc au goût amer de chatte sale masqué par un suave parfum jeune et floral, dernier croche patte pour attirer le jeune poulain friand de malbouffe à l’odeur alléchante.

Leurs corps se mélangent, dans une médiocrité futuriste, aucun son réellement n’a de l’importance. Leur amour splashe et cogne sans déclencher de tremblement. Tout se fait dans un décor de Cindirella qui a faim du cul. Un creux au ventre plus tard la queue dure a craché son vernis dans le ventre accueillant de la princesse qui sent de plus en plus fort. L’air de la pièce est irrespirable, la puanteur du mastic humain qui fond et coule le long des fesses en se faufilant jusqu’aux sandales en plastique. Un rire s’échappe, une jeunesse éternelle qui s’ébroue dans une misère atroce. Notre monde de rencontre a cela de magnifique que les animaux ont arrêté de nous imiter, ils n’y arrivent plus…

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Maniac me

juin 24th, 2010

Je ne comprend pas votre excitation permanente, ce torrent qui vous promène, sans même l’alcool, le vice, le vrai, la tentation, la drogue, le mal dans tes veines. Vous feignez une dérision illusoire quand vos sexes se remplissent du même être. J’aime la virgule, l’immensité du monde de derrière, cette cour sombre où nos cartes de crédit n’ont plus de couleur, d’odeur, où nos sexes n’ont plus de tailles, où vos bonnets n’ont plus de lettres majuscules. J’aime le couloir simple du vice perdu, noyé, démesuré.Il est trop tôt dans une seule vie pour mesurer nos frustrations, nos plaisirs, la longueur de nos orgasmes. Nous vivons pour une poignée de secondes, peu de mammifères partageront avec nous ces quelques souffles.

Je suis ivre, saoûl, je me concentre pour écrire, ma bite dort et mon esprit s’éveille, le seul moment de l’homme sincère débute derrière la dernière petite goutte de la dernière petite giclée, ne laisse jamais ton homme les couilles pleines..

J’ai des émotions qui se mêlent à mes glaçons, à elle, à nous, à mon esprit tordu. Maniac me.

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