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juin 19th, 2010

Je suis en place pour le manège. L’alcool monte, je vis mal mes dernières heures. Je n’écris plus depuis bien longtemps, vos vies m’intéressent relativement peu. Un regain d’enthousiasme m’a donné le coeur pour reconquérir ce fameux blog.

Il est tard, je sors tard de mon vrai travail, celui qui à présent m’apporte un vrai salaire et me rend vraiment singe.

Je vois vos culs en nombre, postés et présents, quelques souvenirs passent, je regarde ma face usée face à des vieilles quadras qui s’époumonent pour garder le semblant de dignité virtuelle dont elles ont besoin. Ma vie est devenue un long fleuve qui s’écoule sans fond ni bords, difficile d’estimer à quand le naufrage, le débordement, je baigne dans l’alcool, l’instabilité permanente de la solution où je trempe a cela d’explosif que je perd régulièrement la tête. J’ai besoin de choses que je n’aurais probablement jamais et vous avez probablement ce dont j’aurais besoin.

Ma vie de patachon vous séduit.

écrire me manque, il me faut encore plusieurs mois pour sortir quoique ce soit de décent, mais que c’est bon d’être de retour

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Je passe mon tour

février 22nd, 2010

C’est très beau, c’est très triste, personne ne sait pourquoi je me crispe. C’est très fort, c’est trop tard, un peu comme un mauvais hasard. L’hiver m’emporte toujours un peu plus, je me perd et j’ai peur. Ma vie s’efface et les vôtres s’estompent et laidissent sous mes yeux. Des couples auxquels je ne prête plus aucune attention s’éliminent et se contaminent autour de moi, diffusant leur gênes avant de mourir, souriant béatement devant la seule vie qui leur reste : les trente prochaines années à regarder leur unique exploit sur terre grandir.

C’est très beau, c’est très triste, triste comme tous ces hommes qu’elle a connu qui ne partiront jamais de mon esprit et m’empoisonnent et me meurtrissent, triste comme toute cette encre qui me coule dans le coeur. J’ai le mal de coeur du siècle, l’impression qu’on ne m’aimera jamais, je veux être serré et écouté mais à qui faire confiance ?  Il y a toujours une possibilité infime d’ être et de rester seul, même en étant un humain chétif qui recherche la lumière, la chaleur et la bonne compagnie pour être heureux. J’attend le printemps toujours plus tôt, comme une résurrection, une seconde vie. Je revêt alors mon plus beau costume et vit sans compter jusqu’à l’automne. Je ne m’arrêterais jamais de dévorer cette lumière et ses couleurs, dévorer vos formes et me saouler de vos parfums.

Tout le reste est très beau, mais très triste et  je n’ai toujours pas envie de cimenter ma vie dans 25 années de dévotion et un prénom à choisir.

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Lethal slippers

février 11th, 2010

Elle a un pantalon bleu qui lui tient à peine autour de la taille, un grand pantalon bleu large où se noie son petit cul de pomme que j’attrape à une seule main. On ne sait jamais où l’on va, jamais pour combien de temps, nous encore moins que quiconque.

par contre on sait ce que l’on a bouffé pour arriver jusqu’ici et crois moi, ça fait une grande différence.

Alors vos histoires de couples qui s’éteignent, qui se rallument, vos histoires noires, grises, jaunâtres …

Nous avons grandi ensemble, enfin, la même génération, les mêmes souvenirs, sous le même soleil, les mêmes photos de vacances ou presque. Nous avons probablement baisé chacun de notre côté à peu près la même année, donné nos corps presqu’en même temps avec les mêmes grands yeux fermés. Puis le couple, les couples etc… Après s’être écorché les genoux, avoir passé l’âge terrible, l’âge insensible, l’âge utopique nous en sommes à peu près là : nous.

Il y a une chose dont nous ne pourrons plus nous passer : nous. Il y a une chose qui nous donne du vent dans la voile et pour longtemps : nous. le reste on s’en fout. nous avons pris notre temps.

Votre couple s’épuise ? vous êtes partis trop tôt.. vous avez juste 30 ans ? recommencez, 40 ans  ? prenez un amant . Dites au revoir et changez de trottoir.

Nous l’avons fait, nous avons pleuré, chacun de notre côté. Nous avons pris des cheveux blancs, des insomnies, des mois de tristesse, des désillusions massacres et quelques cernes, nous avons été blessés, trahis, rabaissés, frustrés.

Puis un jour tu croise ton inverse, celle qui est exactement à première vue à l’opposé de ta femme parfaite. Tu es attiré mais tu ne sais pas pourquoi.

Emboité en elle tu vois un autre chemin, tu arrêtes un instant de jongler et d’avoir peur du vide, tu poses tes fesses un moment au même endroit, tu t’y sens bien. tu reviens goûter à son ventre chaud et tu t’y sens encore mieux, de mieux en mieux. Là tes amis te préviennent, t’encouragent mais sortent déja les mouchoirs.

Pourtant cette fois ci vraiment, on a vraiment plus rien à perdre.

Vous devriez en faire autant : Lâchez tout. Changez de vie. ça sent le renfermé dans vos coeurs.

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